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Sports

Le sept national algérien : le calice jusqu’à la lie

Le sept national algérien : le calice jusqu’à la lie

Il fut un temps où . . . Un temps où l’Afrique du handball était aux pieds de la petite balle nationale. Des temps immémoriaux où des salles comme le temple Harcha Hacène où la Coupole respiraient le jeu à sept. Renvoyaient, domination écrasante, la maîtrise parfaite d’une sélection tout en haut des sommets du continent. Sans partage. Au tableau, des performances entrées dans le livre d’or du sport africain. Sept titres de champions d’Afrique, quatre fois sur la première place du podium pour le compte des Jeux africains. 9a ne fait pas beaucoup. Peut-être bien. Sûrement que oui, parce que le talent y était.

Le travail aussi. Et l’envie. Sans discussion. Il était une époque. Un temps pour tout. Un temps où le Vert, éclatant, brillait. S’imposait en seule couleur admise à l’heure des remises des récompenses. Vert écarlate. « El Khadra ». Pas la peine d’aller loin pour comprendre que le handball algérien a connu ses moments de gloire. Tant de joies à l’arrivée de tournois majeurs où le Vert survolait les autres sur un continent où l’amour des couleurs est sans pareil. Mais comment comprendre qu’une si belle équipe, talentueuse et tellement généreuse les grandes compétitions passant, s’enfonce aussi profondément dans la hiérarchie mondiale où elles tenaient têtes aux plus prestigieuses écoles. Aux ténors. Sans jamais décevoir un public forcé de l’aimer. Qu’est-ce qui a fait que glissade s’imposât. Qu’en CAN, l’esprit n’est plus le même, le niveau en baisse et les ambitions en berne. Que jamais, en 16 éditions (le nombre de participations) de Mondial, rarement une sélection algérienne était tombée aussi bas. Touchant le fond. Chute libre. Et un peu plus. Grandeur et décadence. Lors des récents Jeux Méditerranéens, organisés à Oran, une voix autorisée, avisée, Aziz Derouaz, qui a conduit sous son règne les Verts à un statut de N°1 africain et arabe, donné ses lettres de noblesse au handball national, a trouvé les mots qu’il fallait. En nommant le mal sans concession. Sans prendre de gants. Brutalement. Texto (on cite) : « des mains criminelles ont voulu qu’il en soit ainsi. » Travaillé pour. Ou n’ont rien fait pour arrêter ce qui s’apparente à un jeu de massacre sans lever le petit doigt. Nous ajouterions, pour paraphraser l’ancien patron des Fennecs, à juger pour non-assistance à discipline en danger. Cet après-midi (13h00), devant une petite Argentine également en souffrance et toujours en apprentissage du haut niveau universel, la bande à Rabah Gharbi, en rien responsable du naufrage de Pologne, tentera, suprême insulte, de sortir avec honneur. Car les temps ont changé (en pire), l’objectif réduit à la seule place de la lanterne rouge qu’il faudra tenter d’éviter. Après avoir échoué à passer le tour préliminaire (on l’attendait) sans trop d’illusions, puis le plein de défaites (trois sur trois, dont deux en derbies Maghrébin contre respectivement le Maroc dans une sorte de mélodrame difficile à digérer, et la Tunisie plus que logiquement, les Aigles de Carthage étant désormais quelques crans au-dessus) en poule de consolation (la coupe du président de l’IHF) et cette glissade incontrôlée menant à cet enjeu inédit qui est de jouer finalement la . . . finale pour les 31 et 32e places. Les temps ont changé. Sont durs. Longtemps sous perfusion, le handball algérien est définitivement entré en salle de réanimation. Pour longtemps encore si la nouvelle équipe dirigeante présidée par Karima Taleb élue nouvelle présidente de la très décriée FAHB), lors de l’AG élective “bis”, tenue le 19 novembre 2022 dernier venait à échouer dans sa quête de traitement de choc pour sauver une maison en perdition. Un malade assez mal en point pour se relever de sitôt. Qui est responsable de quoi ? Les temps, car le temps presse, ne sont pas à en perdre un peu plus en procès d’intention ou en règlements de comptes inutiles, mais bien à prendre le temps qu’il faut (qui a parlé d’urgence signalée ?) s’entendre sur l’essentiel., L’impérative obligation de ne pas se tromper encore une fois de priorités. Un temps pour tout dit-on. Le temps de bien digérer cette série d’échecs retentissants à valeur de grosses leçons. En en tirant les enseignements ? Rien n’est moins sûr malheureusement même si le nouveau Bureau fédéral, pas encore bien en place (pour combien de temps encore ?) mérite un délai de grâce. Le temps de prendre la mesure des dégâts et des catastrophiques legs hérités des bureaux précédents. Tout sauf de tout repos !        

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