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Nationale

Sept ans de prison pour une grossiste du kif

Sept ans de prison pour une grossiste du kif

Siégeant en matière correctionnelle, la présidente de la section des flagrants délits du tribunal de Sidi M’Hamed, Mme Bouhalouane Fatiha, a prononcé tout dernièrement cinq condamnations allant de sept à quinze ans de prison ferme et trois relaxes dans l’affaire des voisins impliqués pour trafic de drogue.

Les mis en cause ont été arrêtés par des éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey suite à des déclarations de la principale inculpée auprès de laquelle les investigateurs ont récupéré plus d’un kilogramme de kif traité. La marchandise prohibée a été découverte par les enquêteurs dissimulée dans le congélateur dans l’appartement de l’inculpée sis à El Hamma (ex-Sassita).

Cette dernière, qui a passé plus de cinq mois à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach et dont l’époux demeure activement recherché, a tout au long de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire déclaré, notamment au juge d’instruction, que « la quantité trouvée dans sa maison lui a été remise dans un sachet noir par l’un de ses voisins et qu’elle en ignorait la contenance ! « .

Ses voisins, tous de la même famille, dont trois ont été purement et simplement relaxés pour manque de preuves et deux autres condamnés, dont un par défaut, à sept et quinze ans de prison ferme, ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés estimant qu’ils ont été cités dans une affaire qui ne les concerne ni de près ni de loin : « Pour esquiver la peine pénale qui pèse sur elle et sur son mari qui demeure activement recherché, elle voulait nous coller une étiquette ! « .

Ils ont tenu à souligner à la présidente en charge du dossier qu’ »aucune relation ne nous liait à l’accusée qui veut salir notre image ! « .

Le procureur de la République a requis dix ans de prison ferme estimant que toutes les preuves légales et matérielles sont formelles, notamment en ce qui concerne l’intention criminelle de faire circuler cette marchandise. Les avocats de la défense se sont contentés de demander l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes conformément à l’article 53 du code pénal et 592 du code de procédure pénale. Ils ont par ailleurs introduit des appels à la cour, sollicitant la révision des peines prononcées contre leurs clients. 

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