S’emparer de la bande de Ghaza : L’objectif avéré d’Israël – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Monde

S’emparer de la bande de Ghaza : L’objectif avéré d’Israël

S’emparer de la bande de Ghaza : L’objectif avéré d’Israël
Les sionistes piétinent tous les principes des conventions de Genève.

Sans eau, sans nourriture et sans électricité, la population ghazaouie est confrontée à une situation désastreuse. Le blocus total et les bombardements aveugles n’ont qu’un seul objectif, s’emparer de la bande de Ghaza.

C’est ce qu’a affirmé au Jeune Indépendant l’expert en relation internationales, Idris Attia, précisant que la tentative de déplacer les habitant du nord de l’enclave palestinienne vers le sud ne vise pas à mettre en sécurité les civils mais à en tuer un maximum en peu de temps, puisque 40% de ceux qui ont été tués dans les bombardements l’ont été au Sud.

La punition collective infligée par l’état sioniste aux civils palestiniens est un crime de guerre, tout comme l’évacuation forcée de civils, a indiqué M. Attia, ajoutant que le déplacement forcé de la population de Ghaza vise entre autre à faire le plus de souffrance possible et terroriser la population dans son entièreté.

L’expert, qui a signalé que deux millions et demi de Ghazaouis  sont assiégés, bombardés et asphyxiés depuis  le 7 octobre dernier avec la complicité des occidentaux, a fait savoir que selon le droit international humanitaire, la protection des civils est prioritaire dans tout conflit et qu’aucune partie n’est au-dessus de la loi.

 «Les lois internationales et même les règles de la guerre exigent que les populations doivent être protégées là où elles sont. Le bombardement et l’interdiction des aides humanitaires, ce sont des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », a-t-il souligné.

L’expert a fait savoir que les sionistes piétinent tous les principes des conventions de Genève, à savoir la protection du personnel médical et des hôpitaux dans les zones de guerre, le droit au traitement médical pour les personnes blessées, la protection des civils et des infrastructures civiles, et le traitement humain des prisonniers de guerre.

Attia a insisté sur l’illégalité des « tentatives inacceptables » de déplacement forcé de la population de Ghaza en premier lieu vers le sud puis vers l’extérieur dans un second temps, indiquant que l’armée d’occupation « cherche à liquider les palestiniens, et que selon les chiffre de l’ONU, plus de 40% des ceux qui ont été tués ont été tués dans le Sud, y compris des gens qui avaient évacué.

L’objectif final que cherche à concrétiser l’état sioniste, même avant l’opération Déluge D’El Aqsa, selon M. Attia, est de s’emparer de la bande de Ghaza pour plusieurs raisons, notamment stratégiques, économiques et sécuritaires.

Israël veut s’emparer de Ghaza  

Après l’échec du plan visant le déplacement des habitants de Ghaza vers le Sinaï égyptien, le gouvernement sioniste tente à travers ses politiciens et diplomates de trouver d’autres arrangements avec les puissances occidentales pour se débarrasser  des palestiniens de la bande. Dans une tribune publiée par le quotidien américain, Wall Street Journal, Danny Danon, ancien ambassadeur sioniste auprès des Nations unies et membre du Likoud à la Knesset, et Ram Ben-Barak, député et ancien directeur adjoint du Mossad, ont appelé les l’Occident à «accueillir les réfugiés de Ghaza».

«Les pays du monde entier devraient offrir un refuge aux habitants de Ghaza qui cherchent à se réinstaller», ont écrit ces deux sionistes, tout en rappelant «l’accueil offert par l’Europe à plusieurs populations victimes de conflits à travers l’histoire. Ils ont même proposé «des programmes de réinstallation bien structurés et coordonnés au niveau international» pour accueillir les habitants de Ghaza.

«Les membres de la communauté internationale peuvent collaborer pour fournir des aides financières ponctuelles aux habitants de Ghaza désireux de déménager, afin de les aider à faire face aux coûts de réinstallation et de faciliter l’acclimatation des réfugiés à leur nouvelle communauté, ajoutent-ils. Il suffit qu’une poignée de pays partagent la responsabilité de l’accueil des habitants de Ghaza. Même si les pays n’accueillent que 10 000 personnes chacun, cela contribuerait à atténuer la crise ».

Pour atteindre cet objectif, l’état sioniste se permet de transgresser, comme à ses habitudes, toutes les règles, jusqu’à commettre de génocide et des crimes contre l’humanité. Les Palestiniens payent de leur sang leur détermination et leur abnégation à protéger ce qui reste de leur terre. Le bilan des massacres israéliens s’alourdit, et en dépit de tous les appels à une pause humanitaire, l’armée d’occupation sioniste massacre de plus en plus de civils.

 Les hôpitaux de Ghaza se transforment en mouroirs

Au moins 179 martyrs ont été enterrés ce mardi dans une fosse commune creusée dans le complexe hospitalier  Al-Chifa, a annoncé son directeur, précisant que parmi eux figuraient sept bébés prématurés qui n’ont pu être sauvés faute d’électricité pour les maintenir en vie.

«Nous avons été obligés de les enterrer dans une fosse commune », a affirmé le docteur Mohammed Abou Salmiya. «Il y a des corps qui jonchent les allées du complexe hospitalier, et les chambres frigorifiées des morgues ne sont plus alimentées » en électricité car aucune goutte de carburant n’est entré dans la bande de Ghaza depuis le début de l’agression sioniste le 7 octobre, a-t-il ajouté.

Selon la même source, ce mardi, une femme et un homme en soins intensifs sont tombés en martyrs, portant à 29 le nombre de patients en soins intensifs tombés en martyrs depuis la coupure de l’électricité à Al-Chifa vendredi dernier.

Par ailleurs, le seul générateur de l’hôpital Al-Amal, de la Société palestinienne du Croissant-Rouge, à Khan Younes, au sud de la bande de Ghaza, s’est arrêté avant-hier, menaçant la vie de 90 patients soignés à l’hôpital, dont 25 patients du service de rééducation médicale qui risquent désormais la mort à tout moment, en plus de 9 000 personnes déplacées se réfugiant au siège de l’association et à l’hôpital, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.

L’hôpital s’appuie désormais sur un très petit générateur, pour alimenter en électricité uniquement la maternité, en plus d’éclairer le service des urgences, sachant que le carburant restant sera épuisé dans les 24 heures, a précisé la Société du Croissant-Rouge palestinien.

Selon la même source, l’arrêt du générateur électrique a affecté le travail du siège de l’association et de l’hôpital Al-Amal, qui comprend la salle des opérations d’urgence de la bande de Ghaza.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email