Seminaire sur la paix et la sécurité: Renforcer la coopération contre le terrorisme – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Seminaire sur la paix et la sécurité: Renforcer la coopération contre le terrorisme

Seminaire sur la paix et la sécurité: Renforcer la coopération contre le terrorisme

A l’heure actuelle, il est plus que nécessaire d’actualiser les mécanismes de l’Union africaine (UA) de prévention et de lutte contre le terrorisme, et de renforcer la coopération et la coordination entre les Etats membres pour faire face plus efficacement à cette menace. C’est ce qu’ont affirmé les participants à une conférence de presse sur les mécanismes de traitement des menaces et la prise en charge de la question du terrorisme organisée en marge du 8è séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique tenu à Oran.

Dans ce contexte, le directeur adjoint du Centre Africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), M. Idris Mounir Lallali, a averti que la cartographie du terrorisme est en pleine extension, affirmant que les réunions telles que celle d’Oran permet de revoir la stratégie de l’UA, adoptée  il y a quelques années, pour pouvoir faire face plus efficacement contre cette menace.

Rappelant que l’expérience et l’expertise algérienne dans la lutte contre le terrorisme ne sont plus à démontrer, M. Lallali a assuré de la disponibilité de l’Algérie a les mettre à la disposition des Etats membres de l’Union africaine.

L’intervenant a également souligné l’apport du CAERT dans le domaine de lutte et de prévention contre le terrorisme dans le continent africain, notamment dans le renforcement de la coopération entre les  Etas membres, des orientations politiques, ainsi que dans la coopération et la coordination des efforts au niveaucontinentale et des actions de partenaires particulièrement en matièred’assistance technique.

Avertissant que la cartographie du terrorisme est en pleine extension, le responsable a affirmé que les réunions telles que celle d’Oran permet de revoir la stratégie de l’UA, adoptée il y a quelques années, pour pouvoir faire face plus efficacement contre cette menace.

M. Lallali n’a pas manqué aussi d’évoquer le cas des mercenaires en Libye et enMozambique, qui représentent un réel danger et menacent la stabilitéde ces pays et de la région entière.

Il a de plus affirmé qu’il n’existe pas de conflits entre les Etats en Afrique en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme et qu’au contraire il y a une convergence dans les visions qui permettent une meilleure collaboration entre eux.

Dans ce sens, le CEART a proposé la mise en place d’un mandat d’arrêtafricain et l’adoption d’une liste africaine de groupe et d’individusterroristes, a-t-il indiqué, relevant que certains groupes terroristes qui opèrent au niveau continental ne sont pas considérés comme tel au plan international ce qui rend difficile la coopération avec les partenaires internationaux.

« Il est nécessaire d’adopter au niveau de l’Union africaine une liste de groupes et d’individus terroristes pour optimiserla coopération intercontinentale, avec comme outil d’application le mandat d’arrêt africain ».

L’intervenant a souligné aussi la nécessité  de mettre sur pieds un fonds africain de lutte contre le terrorisme auquel tous les partenaires sont appelés à contribuer.

De son côté, le président de la Commission de suivi du processus de paix au Mali, Boudjemaa Dilmi, a affirmé que le Conseil de sécurité de l’Union africaine, dont l’Algérie est membre, a pour mission d’éviter et de prévenir les conflits qui continuent de sévir sur notre continent, et ce par la mise en place de mécanismes de surveillance.

Parmi ces mécanismes, il a cité le système d’alerte précoce « early  warning », qui a été mis en place pour anticiper les crises  et lancer des alertes aux États membres de l’UA.

« La menace  terroriste s’élargit et s’aggrave sur le continent, le  président de la République a pris l’initiative de renforcer la coopération et redynamiser certains mécanismes un peu négligés », a-t-il affirmé.

S’agissant de la situation au Mali, le diplomate a indiqué que l’Algérie a toujours soutenu que les autorités de transition actuelles ont besoin de temps pour faire en sorte que les quatre piliers de l’accord d’Alger soient mis en œuvre, car le développement d’un régime de sanctions représentera un problème supplémentaire pour la médiation et créera un climat contre-productifs pour ces accords.

 « Les mesures de sanctions doivent être accompagnés de mesuresspécifiques, qui ne doivent gêner ni les accords ni la médiation », a-t-il tranché.

Quant à l’ambassadeur d’Algérie à Addis Abbèba, Sallah Francis El Hamdi, il a dit compter sur la presse et les médias crédibles pour rapporter les évènements tels qu’ils se sont déroulés, à savoir sans manipulation, mais aussi sur les institutions nationales, les partis, les gouvernements, les parlements, pour expliquer qu’une crise peut survenir dans un pays.

Parfois des crises économiques peuvent mener à des conflits sociaux qui débordent en crises politiques et déstabilisent les Etats. « Notre souci est d’arriver à faire de la diplomatie préventive afin d’éviter des crises complexes qui nécessitent par la suite une gestion lourde en plus de la déstabilisation des Etats », a-t-il relevé, citant le cas la Guinée, du Soudan et aujourd’hui le Mali.

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