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Nationale

Séminaire à Malte d’experts contre le kidnapping et les rançons

Séminaire à Malte d’experts contre le kidnapping et les rançons

Des juristes et experts algériens dans la lutte antiterroriste ont participé cette semaine à un atelier à la Valette consacré au kidnapping et au paiement de rançons, organisée par l’institut international de justice crée il y a cinq mois.

Les experts se sont penchés sur la gestion des kidnappings et des prises d’otage et la réaction face aux demandes de rançons par les terroristes et les preneurs d’otages notamment les bandes maffieuses y compris ceux qui visent les touristes ou les ressortissants étrangers dans les zones de conflit, selon le texte final de cette rencontre adoptée lundi.

Les experts ont passé en revue les cas des enlèvements en Algérie et dans les pays du Sahel notamment au Mali qu’au Moyen-Orient et les moyens qui ont été pris par les autorités dans chaque cas d’espèce. Les participants ont longuement évoqué l’expérience algérienne notamment dans le cas de l’enlèvement des diplomates algériens en 2012 à Gao en Libye ainsi que l’attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine en janvier 2013 qui s’est soldée par une sanglante prise d’otage.

Les partisans à ce séminaire ont rappelé le nécessaire refus du paiement des rançons conformément à la résolution des Nations-Unis et ont dénoncé le recours de certains pays comme la France aux paiements des rançons pour libérer ses otages, et ont exhorté tous les Etats à mettre leur législation en conformité avec les résolutions de l’ONU.

Les experts ont souligné que tout paiement des rançons renforce la détermination des terroristes à multiplier les enlèvements et renflouer leurs caisses pour l’acquisition des armes. Tout paiement prolongerait la longévité des groupes terroristes, ont-ils conclu.

L’institut international de justice a pour mission de mettre en place des stratégies de lutte contre la menace terroriste en Afrique du Nord et dans la région du Sahel, notamment les enlèvements et le paiement de rançons. Outre l’Algérie, les Etats-Unis et la France, neuf autres pays se sont associés à la création de cet institut basé à Malte. Il s’agit de la Grande-Bretagne, la Tunisie, le Maroc, la Jordanie, Malte, le Nigeria, la Turquie, les Pays-Bas et l’Italie.

Selon ses fondateurs, l’établissement est chargé de dispenser des formations régulières au profit de parlementaires, policiers, magistrats du parquet, et du siège, responsables pénitentiaires et autres experts et spécialistes sur les méthodes et les politiques de lutte contre le terrorisme et les actions criminelles transnationales. Il œuvre au renforcement des systèmes de justice pénale et à l’établissement de réseaux régionaux entre spécialistes du système judiciaire, de membres de la police et d’autres praticiens de la justice pénale afin de promouvoir la justice, la sécurité et le respect des droits de l’homme.

Plusieurs séminaires et ateliers sont inscrits aux programmes de l’institut et brasseront des domaines aussi variés que la criminalisation du terrorisme, les crimes transnationaux (y compris les actes préparatoires) les lois en matière de lutte contre le terrorisme, le renforcement des compétences dans des domaines des enquêtes telles que la collecte des preuves et les techniques d’interrogatoire acceptées. Sur le plan international, les séminaires se pencheront sur le cyberterrorisme, le financement du contre-terrorisme, la sécurité des frontières et la protection des informations sensibles pour la répression de la criminalité.

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