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Nationale

Selon un sondage: 95% des étudiants favorables à l’anglais

Selon un sondage: 95% des étudiants favorables à l’anglais

Depuis le déclenchement du mouvement populaire le 22 février dernier, beaucoup de voix s’élèvent contre la langue de Molière et réclament son remplacement par celle de Shakespeare.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid, est visiblement prêt à franchir le pas et la rupture avec la langue française semble se préparer au niveau des universités algériennes.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, à une question d’un étudiant sur le remplacement de la langue française par l’anglais comme langue d’enseignement universitaire, a dit avoir lancé un sondage, dont les résultats préliminaires ont été révélés vendredi soir. Tayeb Bouzid a publié sur sa page Facebook les résultats du sondage au premier jour, dont on notera que 95% sont pour la promotion de la langue de Shakespeare, tandis que 5% sont contre. Selon certaines informations, plus de 33 000 personnes ont participé à ce sondage lancé à l’occasion du 57e anniversaire de indépendance du pays. Il se poursuivra jusqu’à jeudi prochain, en attendant la publication des résultats auxquels tient le MESRS pour prendre sa décision par rapport à cette question. Le ministre Bouzid a annoncé, jeudi, qu’« en prévision de l’ouverture du dossier du renforcement de l’utilisation de l’anglais en milieu universitaire à l’étude et au débat, une plateforme numérique sera mise à la disposition de la communauté universitaire en particulier et des citoyens en général pour exprimer leurs points de vue », ajoutant avoir « donné des orientations à mes collègues recteurs des universités pour prendre toutes les mesures de sensibilisation et techniques afin de réussir ce processus ». Depuis sa nomination à la tête de ce département, Tayeb Bouzid s’est montré favorable à ce changement en matière de langue. D’ailleurs, sur les réseaux sociaux, le ministre ne recourt plus au français pour sa communication avec les étudiants et les enseignants. En témoignent ses messages aux Algériens uniquement en arabe et en anglais à l’occasion de la fête de l’Aïd El Fitr ou encore son discours prononcé le 15 juin dans les deux langues lors du lancement de sa page Facebook. Il est évident que la langue des affaires actuelle n’est autre que l’anglais. L’Algérie est-elle en mesure de basculer vers l’anglais ? A-t-on les moyens et des gens suffisamment qualifiés pour promouvoir cette langue ? Cependant, le passage pourra se faire à long terme, mais il y a lieu de faire appel à des académiciens et des spécialistes de cette langue afin de mettre en place une stratégie bien définie, avant de se lancer dans un projet pareil. 
Lynda Louifi

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