Selon les experts, la 4e vague du Covid-19 inévitable – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Selon les experts, la 4e vague du Covid-19 inévitable

Selon les experts, la 4e vague du Covid-19 inévitable

La reprise de l’épidémie du coronavirus se précise. Les contaminations repartent à la hausse. Cet indicateur et d’autres laissent penser qu’une nouvelle vague est inévitable avec l’arrivée de l’hiver. Pour atténuer l’impact de cette vague, deux impératifs s’imposent, selon les experts. Il s’agit du retour au respect des mesures préventives et à l’accélération de la cadence de la vaccination.

Après un calme qui a duré deux mois, le coronavirus est de retour. Le nombre de contaminations quotidiennes augmente graduellement, comme le démontrent les bilans quotidiens du ministère de la Santé. L’actualité donne donc raison aux épidémiologistes et spécialistes qui n’ont pas écarté l’arrivée d’une nouvelle vague, surtout que les gestes barrières sont abandonnés, en sus du rythme lent de la vaccination. Pour les spécialistes, l’arrivée d’une quatrième vague des cas de contamination au coronavirus  est inévitable. Le Dr Lyès Akhamoukh dit s’attendre inévitablement à la survenue d’une 4e vague de la Covid-19 en Algérie. «L’arrivée de la quatrième vague est presque sûr et est inévitable», a-t-il déclaré ce vendredi lors de son passage sur la radio locale de Sétif. Mettant en avant les indicateurs biologiques liés à la situation épidémiologique prévalant dans le pays, traduits par la hausse graduelle des contaminations par la Covid-19, observée ces dernières semaines, ainsi que par le nombre d’hospitalisations et celui de patients admis en réanimation, Akhamoukh prévient de l’imminence d’une quatrième vague, qui touchera en premier les grandes villes, avant de s’étendre au reste du pays. Le pic des contaminations est attendu, selon ses précisions et en se fiant aux expériences précédentes, dans les quatre à six semaines à venir.

Si cette nouvelle vague semble être inévitable, il est cependant possible d’atténuer son impact. Deux impératifs s’imposent, selon ce spécialiste, qui est aussi membre du comité scientifique. Il s’agit du respect des gestes barrières et de la vaccination. Selon lui, c’est le moment de se faire vacciner pour pouvoir faire face à cette nouvelle vague. «On développe l’immunité après six semaines de vaccination. Il ne faut pas attendre l’explosion du nombre des cas de contamination pour le faire», a-t-il souligné.

Du côté du département de la Santé, on se prépare déjà pour une quatrième vague du coronavirus. Une journée d’étude sur l’évaluation globale de la riposte à la pandémie Covid-19 a été organisée, ce jeudi à Alger, en présence des autorités sanitaires et de plusieurs experts. Le ministre de la Santé s’est montré optimiste quant à la capacité de riposte à cette nouvelle vague. «L’Algérie saura faire face à toute nouvelle vague de Covid-19, quelle que soit sa gravité», a déclaré Abderrahmane Benbouzid, affirmant que le but de cette rencontre est « d’associer tous les acteurs et les compétences pour évaluer les différentes activités de prise en charge des patients atteints de Covid-19, menées, tout au long d’une année, par le secteur de la santé». La rencontre a été couronnée par un ensemble de recommandations relatives, entre autres, à la prise en charge des malades atteints du coronavirus dans des structures sanitaires consacrées à cet effet, au renforcement de l’hospitalisation à domicile ainsi qu’à la révision de la stratégie de communication à même d’inciter les citoyens à se faire vacciner.

Par ailleurs, l’épisode de la pénurie de l’oxygène médical qui a caractérisé la troisième vague ne se reproduira pas, d’autant que le pays dispose d’un stock de 4,2 millions de litres, selon les affirmations du ministre de l’Industrie pharmaceutique, qui a aussi instruit les producteurs d’oxygène à l’effet de constituer un stock stratégique pour faire face à une éventuelle nouvelle vague.

Ainsi, le non-respect des gestes barrières ainsi que la non-adhésion à la campagne de vaccination contre le coronavirus constitueraient les points faibles dans la lutte contre l’épidémie. Outre la sensibilisation, la prise de mesures plus contraignantes s’impose, à l’instar de l’instauration du pass sanitaire. Le ministre de la Santé a d’ailleurs plaidé pour l’application de cette mesure. L’objectif, a-t-il précisé, étant d’inciter les citoyens à se faire vacciner. Son instauration ne relève cependant pas des prérogatives du département de la Santé, a tenu à préciser le ministre.

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