Selon le ministre des Finances : La réforme du secteur avance bien – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Selon le ministre des Finances : La réforme du secteur avance bien

Selon le ministre des Finances : La réforme du secteur avance bien
Le ministre des Finances, Laâziz Faïd.

La réforme du secteur des finances va bon train, mais nécessite un temps d’adaptation aux acteurs de la finance publique. C’est ce qu’a déclaré, ce mardi, le ministre des Finances, Laâziz Faïd, en faisant le point sur les réalisations de son département ministériel.

Le ministre a souligné qu’il s’agit maintenant de mettre en place une architecture et un suivi permanent pour une mise en œuvre réussie de la réforme en vigueur depuis janvier de l’année dernière. « Néanmoins, nous devons laisser le temps aux acteurs de la finance publique de digérer les directives, car la réforme ne se décrète pas instantanément, elle nécessite un temps d’adaptation pour être pleinement intégrée dans le cadre architectural existant », a affirmé le ministre, lors du forum d’El Moudjahid.

« Nous entamons la deuxième année de la mise en œuvre de cette loi de la réforme budgétaire en profondeur, et aujourd’hui les crédits sont mis à la disposition de tous les ministères depuis la première semaine du mois de janvier. Donc, ils peuvent commencer à dépenser », a précisé le ministre.

Il a également évoqué la remise des lettres de mission aux directeurs généraux relevant de son département. « Ces lettres définissent des tâches spécifiques et des objectifs précis pour chaque structure sur une période de trois ans, avec une évaluation annuelle. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de promouvoir la responsabilité et l’efficacité au sein de chaque entité », a-t-il fait savoir.

Le ministre a aussi évoqué la transparence financière, qui a été mise en avant, avec la mention de la loi sur la comptabilité publique, récemment publiée au Journal officiel. Cette loi fournira des informations cruciales sur le coût réel des services publics, renforçant ainsi la reddition des comptes et la gestion rigoureuse des ressources.

Le premier responsable du secteur a rappelé que de nouveaux éléments en matière de création de richesse, à l’exemple d’internet qui n’existait pas 1989, mais qui a été intégré dans le calcul du PIB. «Le PIB 2023 s’élevait à 27 000 milliards de dinars, alors que le chiffre est passé à 33 000 milliards de dinars, soit une augmentation de 12% en 2024 ».

Selon le ministre, les recettes budgétaires en 2024 devraient atteindre 9105,3 milliards de DA en 2024 et devraient augmenter en moyenne de près de 4,2% entre 2025 et 2026, pour atteindre 9537,2 milliards de DA en 2025 et 9881,9 milliards de DA en 2026.

La fiscalité des hydrocarbures (budgétisée) devrait baisser en 2024 de 8,9% par rapport à l’année 2023. Elle passerait de 3856,3 Mds DA en 2023 à 3512,3 Mds DA en 2024, puis 3520,9 Mds DA en 2025.

Les recettes hors hydrocarbures devraient passer de 5593 Mds de DA en 2024 dont 41173 Mds DA pour les recettes fiscales, à 6016,3 Mds de DA en 2025 et à 6318,6 Mds de DA en 2026

« La sécurité, qu’elle soit militaire, sanitaire, hydrique, alimentaire ou financière, est une préoccupation essentielle. Il est important de noter que la loi de finances 2024 tient compte à la fois des réalités d’aujourd’hui et de celles d’hier », selon le ministre. « Les événements passés ont eu un impact direct sur les mesures prises aujourd’hui », a-t-il expliqué, donnant l’exemple de « la chute drastique des revenus du pétrole en 2015, qui a fortement influencé sur les projets de développement. Cependant, grâce à la loi de finances 2024, nous commençons à dégeler la situation et à relancer notre économie ».

Laaziz Faid dira aussi que « la diminution des dépenses de l’État est également un aspect important pris en compte dans cette nouvelle loi de finances. Nous nous efforçons de rationaliser les dépenses publiques tout en stimulant l’investissement et en soutenant les opérateurs économiques ».

En ce qui concerne les dépenses budgétaires, le ministre a affirmé que des discussions entre la Direction générale du budget (DGB) et les différents départements ministériels, ont eu lieu sur la structure de programme pour l’exercice 2024 a été révisée et actualisée. Cette mise à jour a conduit à une optimisation du nombre de programmes pour les 50 portefeuilles ministériels, passant de 142 à 141 programmes et de 109 à 293 sous-programmes.

Les dépenses budgétaires projetées pour l’année 2024 s’établissent à 15 275,3 milliards de dinars, comparativement aux 14 706,8 milliards du projet de loi de finances rectificative de 2023.

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