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Nationale

De nouvelles mesures au profit des médecins généralistes  

De nouvelles mesures au profit des médecins généralistes  

De nouvelles procédures seront prises au profit des médecins généralistes, notamment la création de nouveaux postes et grades, en plus de l’introduction de la spécialité médecin généraliste urgentiste. L’annonce a été faite par le Dr Abdelhak Saihi, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.  

Le ministre Abdelhak Saihi, qui a rencontré, au siège du ministère, une délégation du Syndicat national des médecins généralistes de la santé publique (SNMG/SP), dirigée par le Dr Abdelhamid Saleh Laouar, a affirmé sa disponibilité à écouter toutes les préoccupations et suggestions des membres du syndicat SNMG/SP.  

Il s’agit d’améliorer les conditions de travail du médecin généraliste qui est, à juste titre, la pierre angulaire du système de santé. Il a indiqué que les portes du dialogue sont ouvertes avec le partenaire social afin de créer un climat social propice à l’amélioration du système de santé au service des professionnels du secteur et du citoyen à la fois.

Le ministre a exprimé sa conviction que le Syndicat des médecins généralistes ainsi que les services de l’administration centrale contribueront à améliorer les conditions socioprofessionnelles des médecins généralistes. 

Il a, à cet effet, annoncé de nouvelles procédures à leur profit, notamment la création de nouveaux postes et grades, en plus de l’introduction de la spécialité de médecin urgentiste, dans le cadre du programme défini par le ministère de tutelle pour créer ou rétablir les services d’urgences médicales et chirurgicales au niveau des différents services de toutes les structures de santé, conformément aux directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

A l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu de la nécessité de reconsidérer le rôle du médecin généraliste ou du médecin de référence dans le système de santé, tout en lui permettant de bénéficier d’une formation continue pour enrichir et valoriser son parcours professionnel. 

Les représentants des médecins généralistes ont, lors de cette rencontre, passé en revue la situation dans laquelle se trouve cette catégorie de professionnels du secteur de la santé. Ils ont appelé à la nécessité d’une reconsidération du statut de médecin généraliste, en lui permettant de bénéficier de nouvelles procédures dans le cadre des statuts particuliers en cours de révision, à savoir la création du grade médecin généraliste spécialisé en santé publique. 

Le syndicat a souligné l’importance de le faire participer en tant que partenaire social, lequel apporterait beaucoup dans la rédaction des points qui concernent cette catégorie de médecins, en particulier dans le cadre des statuts particuliers en cours de préparation, en plus d’autres travaux. 

Le ministre a également donné des instructions aux cadres centraux pour qu’ils fassent de leur mieux pour améliorer la situation et trouver des solutions à tous les problèmes soulevés.   

Pour rappel, le Syndicat national des médecins généralistes de la santé publique (SNMG/SP) avait précédemment réclamé une révision en profondeur du statut particulier, après avoir exprimé sa déception concernant la mouture de la révision du statut particulier de la corporation.

Le syndicat appelle, en effet, à une « véritable » révision « du plan de carrière et des prérogatives des médecins généralistes afin de les revaloriser dans le système de santé algérien ». 

Le président dudit syndicat a regretté de ne pas constater un grand changement dans l’amendement des statuts tel que revendiqué par le SNMG/SP depuis des années, surtout que ce dernier a été invité à enrichir et à apporter des propositions au texte envoyé par la fonction publique. Le syndicat a déploré le fait que les problèmes spécifiques à la carrière des médecins généralistes n’aient pas été résolus.

A propos de la progression de carrière d’un médecin généraliste, le syndicat a expliqué que pour accéder au grade de médecin principal, puis atteindre le grade de médecin major, cela se fera sur une période allant de 25 à 27 ans, avec toutes les contraintes que peut rencontrer le médecin généraliste.

Le SNMG/PS a précisé que le grade de médecin major ne change rien dans la carrière du médecin puisqu’il n’ouvre droit à aucune rémunération. C’est juste un titre honorifique. Le syndicat réclame également la valorisation des compétences et l’élargissement des prérogatives des médecins généralistes. Un point qui ne figure pas dans la nouvelle mouture des statuts particuliers. 

Le syndicat a également relevé que le nouveau texte ne fait nullement référence à la mise en place de la médecine générale en tant que spécialité, ni au post-graduation spécialisé, ni au l’intégration des médecins référents, à la place du médecin hospitalier ou autres spécificités de post-graduation comme les médecins urgentistes.

Une situation qui a poussé les membres du SNMG/PS à exiger un prolongement des délais pour la remise de la réponse du ministère de la Santé à la fonction publique afin de mettre en place une commission avec des prérogatives réelles et des compétences requises pour une révision en profondeur des statuts.

De ce fait, les médecins généralistes réclament qu’ils soient classés dans un corps à part afin de créer des grades en fonction de leur corps. On pourra ainsi intégrer les compétences et les formations post-graduation, selon leurs souhaits. 

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