Selon Hamza Khoudri: La corruption en recul en Algérie – Le Jeune Indépendant
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Selon Hamza Khoudri: La corruption en recul en Algérie

Selon Hamza Khoudri:  La corruption en recul en Algérie

Dans un contexte de réformes constitutionnelles une baisse significative des indicateurs de corruption a été constatée en Algérie depuis 2022. C’est ce qu’a indiqué, ce dimanche, Hamza Khoudri, membre du conseil de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption,

M. Khoudri a attribué ces progrès aux réformes constitutionnelles initiées en 2020 et aux changements juridiques instaurés, soulignant une diminution notable des pratiques corruptrices évaluées selon les chiffres préliminaires entre 34 et 40 %, en attendant les résultats officiels de la publication du rapport annuel de 2023.

Il a ajouté que la baisse des indicateurs de corruption en Algérie est un signe encourageant et que le conseil reste déterminé à poursuivre sa mission d’’élaborer une stratégie nationale globale pour endiguer ce phénomène de la corruption à tous les niveaux de la société.

Le membre du conseil a expliqué que la Haute Autorité utilise quatre critères pour mesurer l’ampleur de la corruption : le nombre total de signalements, le nombre de dossiers soumis à investigation, le nombre d’agents publics faisant l’objet d’une enquête et le nombre de décisions juridictionnelles rendues par le bureau pénal spécialisé dans les délits économiques et financiers.

Selon lui, tous ces indicateurs montrent une tendance à la baisse.

Dans le détail, il a précisé qu’en 2022, la Haute autorité a reçu 551 signalements de corruption provenant de divers canaux, dont le courrier postal, la communication directe avec l’administration, le fax et la plateforme numérique officielle.

Cependant, seuls les signalements d’origine connue peuvent être traités, conformément aux instructions du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

I a affirmé par la même occasion que « La loi n° 22/08 stipule que l’autorité n’est pas autorisée à traiter les messages anonymes qui sont directement supprimés et qu’elle ne traite que les plaintes et les informations d’origine connue conformément aux instructions du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune »

Concernant les garanties prévues pour protéger les lanceurs d’alerte, Hamza Khoudri a tenu à rassurer en déclarant que l’Autorité suprême pour la transparence, la prévention et la lutte contre la corruption ne révèle pas l’identité des lanceurs d’alerte, que ce soit lors de l’étude du rapport ou lors du dépôt du dossier devant la justice.

En plus du côté pénal, le même responsable a précisé que les lois actuelles punissent de 6 mois à cinq ans quiconque menace les lanceurs d’alerte.

En outre, M Khoudri a annoncé que conformément aux recommandations du Bureau des Nations Unies, un projet de loi est en préparation pour la protection des lanceurs d’alerte sous le titre « Signalement sécurisé ».

Par ailleurs, il a révélé que l’administration publique est le secteur le plus ciblé par les signalements de soupçons de corruption, à raison de 50 pour cent.

Il a ajouté que le secteur économique public ou les institutions économiques publiques, qu’elles soient à caractère industriel ou commercial, arrivent en deuxième position en termes de volume de plaintes et de notifications.

Ils sont suivis de près par le secteur économique privé. La troisième position revient est détenu par certains assistants du système judiciaire, à l’instar des avocats, des huissiers de justice et des notaires.

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