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Nationale

Sellal plaide pour un accord sur les niveaux de production pétrolière

Sellal plaide pour un accord sur les niveaux de production pétrolière

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a appelé hier à Téhéran les acteurs majeurs du marché pétrolier à s’entendre sur des niveaux de production pétrolière susceptibles de redresser les cours du brut.

« Les acteurs majeurs du marché pétrolier doivent assurément parvenir à s’entendre sur des niveaux de production à même de permettre un redressement durable des prix du pétrole », a-t-il déclaré dans son allocution prononcée au 3e sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), qui se tient dans la capitale iranienne.

Le Premier ministre, qui représente le président de la République Abdelaziz Bouteflika à ce sommet, a prévenu qu’un marché pétrolier non régulé est condamné à des fluctuations extrêmes et dommageables des prix.

« De telles fluctuations engendrent une instabilité qui ne sert ni les intérêts des producteurs, ni ceux des consommateurs, ni encore ceux de l’industrie pétrolière dans son ensemble », a-t-il prévenu. Sellal a souligné la répercussion de cette chute considérable des prix du pétrole sur les prix du gaz qui ont atteint, aujourd’hui, des niveaux très bas.

« Cette situation nous interpelle », a-t-il poursuivi en affirmant l’engagement de l’Algérie, membre fondateur du FPEG, pour la concrétisation, en cette phase cruciale que traversent l’industrie et le commerce international du gaz et des hydrocarbures en général.

« Des ambitions généreuses du Forum visent à la préservation de l’intérêt bien compris des producteurs et des consommateurs de cette énergie de premier plan qu’est le gaz naturel », a-t-il assuré.

Le Premier ministre a évoqué par ailleurs la 21e session de la conférence des parties à la convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (COP 21), qui se tiendra à Paris dans quelques jours.

A ce propos, il a soutenu qu’une attention particulière devrait être accordée par les acteurs institutionnels et les opérateurs économiques à la place privilégiée et au rôle crucial de cette énergie propre (gaz) dans la baisse des niveaux d’émissions des gaz à effet de serre que la communauté internationale voudrait voir atteints au service du bien-être de l’humanité.

 « Le gaz naturel est l’énergie du présent et du futur, car il y a une demande de gaz à satisfaire et un potentiel réel d’offre à mettre à disposition pour y répondre en s’appuyant sur des ressources largement disponibles », a-t-il dit.

Le Premier ministre a considéré que le gaz naturel, couplé aux énergies renouvelables, contribue à répondre le mieux aux exigences environnementales les plus strictes. Sellal a fait constaté par ailleurs les bouleversements de toute nature auxquels fait face le monde de l’énergie en ajoutant que l’industrie gazière n’y échappe pas.

« Les implications potentiellement problématiques de ces évolutions nous imposent de développer des mécanismes appropriés s’appuyant sur une approche concertée dans un cadre de coopération, de solidarité et de coordination de nos efforts », a-t-il préconisé. Sellal a également recommandé aux pays membres de la FPEG de préserver la stabilité et la pérennité de l’industrie gazière, en maintenant les principes de partage de risques et de valorisation juste pour le gaz naturel.

Le ministre de l’Energie, Salah Khebri, a affirmé avant-hier dans une déclaration à l’APS que les travaux de cette réunion de haut niveau devraient aboutir à un consensus quant à la nécessité de la mise en place d’une « feuille de route » pour un marché gazier « plus transparent ».

Il a ajouté que la question des contrats gaziers à long terme est aussi au cœur du sommet. Il a relevé une exigence croissante de la part des pays producteurs du gaz pour adopter les contrats à long terme comme référence fondamentale dans la fixation du prix du gaz naturel. « Seuls les contrats à long terme sont à même de garantir le financement des grands investissements gaziers », a-t-il estimé.

A la veille du sommet, le ministre iranien de l’Energie, Hamid Tchit-Tchian, avait souligné le rôle « important » de l’Algérie au sein du Forum des pays exportateurs du gaz (FPEG) eu égard à « son expérience internationale en matière d’industrie gazière » acquise au niveau du marché mondial du gaz.

« L’Iran compte beaucoup sur la participation de l’Algérie à ce sommet et sur sa contribution au renforcement de la coopération et de la concertation pour défendre les intérêts communs des pays producteurs », a déclaré M. Tchit-Tchian aux journalistes. 

Créé en 2001, le Forum regroupe les principaux pays exportateurs de gaz, à savoir l’Algérie, la Russie, l’Iran, le Qatar, la Guinée Equatoriale, le Nigeria, Trinidad et Tobago, la Libye, l’Egypte, la Bolivie, le Venezuela les Emirats arabes unis. Il regroupe aussi six pays observateurs : Irak, Norvège, Pays-Bas, Oman, Kazakhstan et Pérou. Le premier sommet du FPEG s’est tenu en décembre 2011 à Doha et le deuxième en juillet 2013 à Moscou.

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