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Nationale

Sellal : «Nous tiendrons jusqu’à 2019»

Sellal : «Nous tiendrons jusqu’à 2019»

C’est en marge de la prise de fonction du nouveau P-DG de Sonatrach Amine Mazouzi, que le Premier ministre Abdelmalek Sellal a présenté le bilan économique du premier trimestre de 2015 dans un contexte marqué par la chute des cours du pétrole et un repli des recettes. Selon lui, l’Algérie a de quoi tenir jusqu’en 2019 si les prix du pétrole restent au-dessous des 60 dollars le baril

L’Algérie traverse une forte zone de turbulences suite à la chute brutale des prix des hydrocarbures sur les marchés mondiaux, a indiqué hier M. Sellal au siège de la Sonatrach. Le prix du baril est passé de 99,17 dollars à 55 dollars en moyenne, une situation inattendue par le gouvernement algérien et mettant en péril les recettes en devises et l’économie nationale, dépendante des hydrocarbures, dans une situation inquiétante. 

« Cette situation s’est traduite aussi par une baisse du rapatriement sur les exportations d’hydrocarbures de l’ordre de 45%, soit un manque de 7.8 milliards de dollars dans la trésorerie de l’Etat », a dit M. Sellal qui a expliqué que la balance des paiements se retrouve au rouge avec une baisse de -1.7 milliards de dollars durant le premier trimestre de cette année, contre +1.8 milliards de dollars en 2014.

Il a ajouté que l’Etat a pris la décision de baisser les dépenses budgétaires de 1.25% suite aux arbitrages portant gel ou report de certaines opérations d’équipement. Néanmoins, il a souligné que le PIB a connu une croissance de 4.1 % à la fin 2014 avec un pourcentage de 5,1 hors hydrocarbures.

Le Premier ministre a dressé un bilan économique inquiétant et tiré la sonnette d’alarme, faisant observer que la baisse des revenus consécutive à la chute des prix du pétrole va engendrer une hausse de l’inflation. « Elle atteindra, a-t-il dit, 4,96 %» soit deux fois plus que les prévisions de la loi de finances. Cette hausse va certainement se traduire par une flambée des prix qui vont affecter les ménages, notamment à la veille du ramadan.

En dépit de cette crise, le Premier ministre s’est voulu rassurant, en affirmant que l’Etat contrôle la situation macro-économique grâce à la décision de remboursement anticipé de la dette extérieure par le président de la République.

Dès lors, la situation des réserves de change permettra à l’Algérie de tenir jusqu’en 2019 avec un baril en dessous des 60 dollars, a noté M. Sellal. Toutefois, il a encore expliqué que son gouvernement a pris certaines mesures d’ajustement à travers la rationalisation des dépenses budgétaires, le report de projets d’investissements non prioritaires, la réduction des importations et l’encouragement de la production locale avec le rétablissement du crédit à la consommation au profit du « Made In Algeria ».

Par ailleurs, M Sellal a exhorté le nouveau P-DG de Sonatrach, Amine Mazouzi, à travailler pour le développement du secteur en favorisant la production. « La Sonatrach doit se concentrer sur son domaine et éviter les distractions dans des domaines. Elle ne doit plus investir dans d’autres domaines autres que sa mission principale », a insisté le Premier ministre avant d’ajouter que « nous ne pouvons plus nous contenter de l’existant », faisant allusion aux ressources pétrolières non exploitées jusqu’à présent.

Sur ce chapitre, il a fait savoir que l’Algérie n’exploite que 30% seulement du domaine exploitable dans les hydrocarbures. « Il est temps pour nous d’aller à la découverte de nouveaux gisements et des richesses encore inexploitées » a martelé M Sellal. Il a aussi rappelé que l’Algérie n’exploite que 14 puits chaque 10 000 km² alors que la moyenne mondiale est de 105 puits sur 10 000 km².

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