-- -- -- / -- -- --
Nationale

Sellal limogé de la direction de campagne de Bouteflika

Sellal limogé de la direction de campagne de Bouteflika

Ce sont les premières ondes de choc des manifestations citoyennes de vendredi.
Certains observateurs parlaient de victime collatérale des sursauts populaires. Mais, il semble bien que l’effet de ces marches a eu raison d’un Abdelmalek Sellal, pourtant l’un des plus fidèles au président Abdelaziz Bouteflika. Sellal n’est plus le directeur de campagne du président candidat. Il a été remplacé ce samedi, au lendemain des marches imposantes par Abdelghani Zaâlane, actuel ministre des Travaux publics et des Transports.
Déjà samedi, Sellal avait annulé un déplacement à Aïn Ouessara, dans la wilaya de Djelfa, où il devait rencontrer des représentants de zaouias, ainsi que le chef de leur organisation, un certain Bassine.
Cette visite était inscrite dans son agenda depuis quelques jours, après ces rencontres avec le mouvement associatif, les organisations féministes, la centrale syndicale et des groupes estudiantins.
Ce changement de dernière minute était considéré comme un signe à un précoce limogeage. Il survient à un moment ou Sellal était mis dans une inconfortable position suite à la publication mercredi soir sur les réseaux sociaux de l’enregistrement d’une discussion qu’il a eue avec Ali Haddad, le patron du FCE, un puissant patronat, favorable à la candidature de Bouteflika.
Ce sont certainement les propos de l’ancien ministre, non démentis, en dépit d’une large diffusion, qui ont précipité la chute de Sellal. Pour des observateurs, c’est l’unique raison qui explique ce limogeage inattendue et qui survient à quelques heures de la date de clôture du dépôt des candidatures au niveau du Conseil Constitutionnel. L’homme est un fidèle parmi les fidèles. Loyal jusqu’au bout, en tant que ministre puis en tant que patron de l’exécutif, il fut également le directeur de campagne du président en 2004, 2009 et 2014.
De tous les soutiens du chef de l’Etat, c’est le seul qui est resté droit dans ses bottes après les marches imposantes du 22 février. Il aura fait les frais d’un engagement excessif et aveugle en faveur de Bouteflika. Pour certains, il fut même considéré comme l’homme providentiel qui devait enfiler le costume de présidentiable, suite à la maladie du chef de l’Etat en 2014.
Plusieurs fois ministre depuis 1999 (Intérieur, Jeunesse et sports, Transports, Ressources en eau), Premier ministre de 2014 à 2017, il fut surtout le directeur de campagne de Bouteflika en 2004, 2009 et 2014. En retrait depuis son départ du gouvernement, il fait son grand retour au-devant de la scène lorsqu’il a été désigné par le même Bouteflika pour diriger sa campagne pour la quatrième fois de suite. C’était le 11 février dernier.
La nomination comme directeur de campagne d’un ministre en poste signifie-t-elle que le retrait de la candidature de Bouteflika n’est pas à l’ordre du jour ? Ou bien pourrait-elle être le prélude à un remaniement profond du gouvernement de Ouyahia ? Des informations folles font état de changements importants au sein du sérail.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email