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Nationale

Sellal le 24 février à Oran et Ouargla

Sellal le 24 février à Oran et Ouargla

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal se rendra le 24 février à Oran et Ouargla à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. Il animera des meetings en compagnie du secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd.

Les partisans du président Abdelaziz Bouteflika veulent mettre à profit les anniversaires du 24 février pour répondre vigoureusement aux rassemblements que veut organiser la Coordination nationale des libertés le même jour pour soutenir les contestataires de l’exploitation du gaz de schiste dans le sud algérien.

Selon des informations qui circulent dans le milieu politique, c’est Amar Saâdani, patron du FLN et Abdelmadjid Sidi Said, SG récemment reconduit à la tête de la centrale syndicale, qui sont derrière l’idée de réagir à travers des méga-meetings pour contrer médiatiquement les actions de l’opposition politique.

On sait que le pouvoir n’a pas du tout apprécié la décision de la CNTLD de sortir dans la rue, bien que refusant des autorisations de réunion dans des salles de cinéma ou d’hôtel. Le choix de la CNTLD montre surtout que la stratégie de l’opposition va crescendo, selon un agenda et un rythme politique, sans tenir compte des démarches du pouvoir ou de ses décisions.

Apparemment, même le projet controversé du FFS pour la tenue d’une conférence nationale sur le consensus n’a pas influencé d’un iota la CNTLD, ni le pôle dirigé par Ali Benflis.
Les sorties de Sellal interviennent aussi alors que la contestation sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste persiste depuis deux mois à In Salah.

Les protestataires avaient annoncé l’envoi d’une délégation  à Alger pour rencontrer « un haut responsable de l’Etat » au sujet de l’exploration du gaz de schiste dans la région. Une délégation dépêchée par la présidence et conduite par le DGSN Abdelghani Hamel s’était rendue à In Salah. Hamel avait évoqué avec les manifestants l’éventualité d’un déplacement des représentants de la société civile locale pour rencontrer le président Bouteflika.

En dépit de cette rencontre, la protesta s’est poursuivie et s’est étendue à Timimoun. Toute la ville d’In Salah est paralysée et tous les commerces et les administrations sont fermés, à l’exception des centres de santé, des pharmacies et des boulangeries.

La protestation a commencé lorsque le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, a annoncé le début du forage d’un puits à Ahanet, à quelque 25 km d’In Salah. Les habitants considèrent que l’exploitation du gaz de schiste constituerait un arrêt de mort de leur région, notamment des nappes phréatiques, principale source de survie dans un environnement aride.

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