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Nationale

Sellal insiste sur l’indépendance de l’ARAV

Sellal insiste sur l’indépendance de l’ARAV

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé hier à l’installation des membres de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV).

La cérémonie d’installation, qui est présidée par ZouaouiBenhamadi, s’est déroulée au Palais du Gouvernement en présence de membres du gouvernement et de responsables du secteur de la communication.

L’ARAV « est un organe indépendant » dont l’action n’est encadrée que par les seules dispositions de la loi, a déclaré M. Sellal lors de cette cérémonie d’installation.

« Aussi, nous attendons de ses membres une action volontariste pour veiller au libre exercice de l’activité audiovisuelle, à l’impartialité, à l’objectivité, à la transparence, à la promotion des langues nationales et au respect des valeurs et des principes de la société algérienne », a précisé le Premier ministre. Les actes de diffamation, de chantage et les appels à la violence et à la fitna « seront fermement combattus et sanctionnés », a rappelé le Premier ministre.

Il a ajouté que le gouvernement et l’Autorité de régulation, chacun dans son champ de compétence, « soutiendront et seront au côté des médias qui s’inscriront dans cette démarche vertueuse dans le respect de la loi et de la liberté d’information et d’expression ».

Cette même loi sera strictement appliquée pour « protéger les droits des journalistes et des artistes qui travaillent et travailleront dans ce domaine, veiller au respect de la législation et de la réglementation en vigueur et sévir en cas d’atteinte à la mémoire collective aux référents religieux, à l’identité nationale ou à la cohésion de la société algérienne », a-t-il encore affirmé.

Cette autorité indépendante assumera ses prérogatives à la fois en tant que garant et gardien de la liberté d’exercice du métier. L’ARAV est composée de 9 membres nommés par décret présidentiel : 5 membres, dont le président, sont désignés par le président de la République, 2 membres non parlementaires, proposés par le président du Conseil de la nation, et 2 autres membres non parlementaires sont proposés par le président de l’Assemblée populaire nationale.

Outre ZouaouiBenhamadi, les autres Les membres de l’ARAV, désignés sont Zahir Ihaddadène, journaliste, historien, Zaïm Khenchelaoui, anthropologue, chercheur, Abdelmalek Houyou, haut fonctionnaire, gestionnaire d’organismes publics, le Dr Ahmed Bayoud, universitaire, haut fonctionnaire, Aïcha Kassoul, professeur, universitaire, diplomate, Zouina Abderrezak, professeur des universités, El Ghaouti Mekamcha, professeur des universités et ancien ministre de la Justice et Lotfi Cheriet, journaliste.

Le président de l’ARAV a quant à lui déclaré n’avoir « ni adversaires ni ennemis » dans le secteur de l’audiovisuel, ajoutant que cet organe compte travailler avec ces médias comme des partenaires : « En tant qu’institution nouvelle, nous n’avons ni adversaires ni ennemis.

Nous allons voir en chacun et chacune des institutions de l’information, plutôt un partenaire avec lequel nous allons travailler et avancer », a déclaré à la presse Benhamadi, en marge de l’installation des membres de l’ARAV. Il a ajouté qu’il allait essayer de faire un état des lieux de la situation de l’audiovisuel, relevant qu’ensuite « il y a tout simplement l’application de la loi ». « L’application de la loi peut être faite de manière mécanique. Mais elle peut se faire avec une certaine douceur et une certaine façon d’agir.

Je pense (…) que tout le monde sera convaincu que c’est une institution utile et qu’elle est devant une mission extrêmement difficile et sensible mais pas impossible », a-t-il soutenu.
Interrogé sur les priorités de l’ARAV, M. Benhamadi a indiqué que « tout est prioritaire », relevant qu’il allait prendre le temps « de mettre en place l’institution et de faire un constat le plus objectif possible de ce qui est devenu aujourd’hui le secteur de l’audiovisuel et de commencer petit à petit à avancer ».

S’agissant de l’anarchie caractérisant le secteur de l’audiovisuel, le président de l’ARAV a indiqué que « l’anarchie était une forme de vie, car ce secteur est un segment nouveau dans la vie de la démocratie en Algérie ». « Le problème (de cette anarchie) c’est de laisser que ça perdure.

Il ne faut jamais accepter qu’il y ait une situation de non droit dans quelque domaine que ce soit », a-t-il dit. Benhamadi a cependant indiqué que le secteur de l’audiovisuel (public et privé), comportait un grand nombre de gens de talent, de science et de connaissance, ajoutant que « nous finirons par trouver son équilibre et nous serons là pour l’accompagner ».

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