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Nationale

Sellal en guerre contre les «diables de la corruption»

Sellal en guerre contre les «diables de la corruption»

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a annoncé hier une chute spectaculaire des réserves de change (à moins de 137 milliards de dollars), que même une éventuelle hausse du prix du pétrole ne saurait compenser.

Pour surmonter la crise provoquée par la dégradation des cours du pétrole, le Premier ministre a prôné un nouveau modèle économique, basé sur une production diversifiée, tout en déclarant la guerre aux « bureaucrates » qui entravent le développement économique du pays. « Il faut écarter les bureaucrates.

Ces diables de la corruption qui portent atteinte à la sécurité du pays », a-t-il lancé dans son allocution prononcée lors de la 19e tripartite, qui a regroupé le gouvernement, le patronat et la centrale syndicale (UGTA) : « Etablies à 136,9 milliards de dollars, les réserves de change ont été réduites de près d’un tiers », a-t-il constaté en prévenant que même si les prix de l’or noir venaient à augmenter dans le futur, ils ne suffiront pas à couvrir le développement socioéconomique du pays.

Face au choc pétrolier qui a ébranlé l’équilibre financier du pays, le Premier ministre recommande vivement l’adoption d’un modèle économique basé sur une production diversifiée qui permettrait de redresser l’économie nationale et de hisser l’Algérie au rang des pays émergents.

« Il faut aller chercher la croissance et l’investissement, créateurs de richesse et d’emploi, en dehors du secteur des hydrocarbures », a-t-il clamé. Tout au long de cette crise économique qui a éclaté depuis deux ans, le Premier ministre a regretté que « certains ont parié sur un bouleversement rapide de l’Algérie suite au repli de ses réserves financières, alors que d’autres ont abandonné le navire pour ne pas être comptables d’un naufrage qu’ils pensaient inéluctable ».

L’Algérie parmi les rares pays qui ont surmonté la crise

Les contredisant, Sellal a assuré que l’Algérie est parmi les rares pays pétroliers qui ont résisté à la crise en maintenant les acquis sociaux du peuple.

« Certains pays, plus aisés financièrement que le nôtre, n’ont pourtant pas hésité à opérer des coupes drastiques dans les aides sociales, rationnant l’eau et l’électricité et augmentant les prix des carburants afin d’amortir le choc », a-t-il rétorqué, avant d’assurer que l’Algérie paye le prix cher car elle reste, malgré la crise, souveraine dans la prise de ses décisions et fidèle à ses principes en soutenant « les causes justes ».

Abordant le volet des droits des travailleurs et de retraite, le Premier ministre a assuré la détermination de son gouvernement à garantir à tous les travailleurs les mêmes droits sociaux, sans privilèges, afin d’assurer la pérennité du système national des retraites basées essentiellement sur « la solidarité intergénérationnelle ».

Saisissant l’occasion de la tripartite, le Premier ministre a réitéré « la disponibilité » du gouvernement à la concertation et au dialogue « sans exclusive », concernant les questions d’intérêt national dans le cadre « du strict respect des lois et règlements ».

« Tout Algérien a sa place dans ce pays et peut participer à son édification. Mais revendiquer sa place implique d’admettre aussi que les autres ont droit à la leur », a-t-il souligné, avant d’ajouter : « C’est là le cœur du message de la politique de réconciliation nationale approuvée par le peuple souverain et dont nous ne devons jamais dévier ». Le Premier ministre a estimé que la justice sociale est un « combat de tous les jours ». 

Il a souligné que l’Etat a pour mission constante de concrétiser cet impératif de justice parmi l’ensemble des franges de la société et dans tous les domaines. Il a cité l’égalité devant la loi, l’équilibre entre les territoires, l’égalité des chances et l’équité dans l’application des normes et règlements.

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