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Nationale

Sellal à Londres

Sellal à Londres

Sellal sera bien jeudi à Londres pour diriger la délégation algérienne, contredisant ainsi des informations qui ont circulé hier faisant état d’une probable défection.

Les arguments avancés pour étayer cette thèse se rapportent à sa dernière sortie à Paris où il aurait, dit-on, provoqué la colère du président Bouteflika lorsqu’il avait confirmé son hospitalisation dans une clinique à Grenoble pour un contrôle médical. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait dans une déclaration à la presse en marge de sa visite dans la capitale française, déclaré que le président Bouteflika « a récemment, vous le savez, fait une visite de contrôle.

Il se porte correctement, il dirige. L’évolution de son état de santé est correcte ». Pourtant, durant cette hospitalisation à Grenoble, la présidence de la République n’avait fait aucun commentaire ni publié un communiqué à ce sujet. Au programme de ce premier déplacement de Sellal dans le Royaume-Uni, les opportunités d’investissement en Algérie. Des entreprises britanniques s’apprêtent à signer des contrats avec l’Algérie, d’un montant de plus de 3 milliards de dollars.


Sellal et Cameron

Ce partenariat touchera plusieurs secteurs, notamment l’industrie pharmaceutique et les hydrocarbures, selon le quotidien britannique The Indépendant qui révèle, lundi dernier, ces informations. Londres veut diversifier sa coopération économique avec Alger en ciblant d’autres secteurs en plus de celui des hydrocarbures, notamment la construction d’hôpitaux et de centres de soins pour le traitement du cancer, le lancement de satellites et le développement des marchés bancaires et de capitaux de l’Algérie.

Le costume présidentiel agace et énerve

Le Premier ministre actuel, qui jouit d’une plus grande liberté de ton et d’une position plus que confortable que tous ses prédécesseurs, agace et énerve en même temps ses amis comme ses adversaires. Ces derniers temps, le Premier ministre reçoit de hauts dirigeants de pays en visite en Algérie.

De même qu’il représente le président Bouteflika à de nombreux sommets de chefs d’Etat, ce qui commence à agacer plein de gens aussi bien au sein de ses soutiens, qui voient d’un mauvais œil sa montée en puissance, que de ses adversaires au sein de l’opposition qui ne le lâchent plus. Homme de confiance ou pas, Sellal diffère des autres Premiers ministres qui semblent être des êtres pressés et mus par on ne sait quelles forces obscures. Il semble plutôt être le « dernier rempart » avant le chaos.

L’homme prend de plus en plus de galon et de place dans l’échiquier. Inamovible ministre depuis le début des années 2000, Sellal a pris les commandes de la chefferie du gouvernement en remplacement de Ouyahia en septembre 2012.

Hésitant au début, il commence depuis quelques mois à prendre ses repères et à instaurer sa marque de fabrique. Tous les acteurs sociaux exigeant aujourd’hui de ne négocier qu’avec lui parce qu‘il incarne aujourd’hui bien le pouvoir.

Lorsque l’opposition met en avant une revendication politique comme celle, par exemple, de l’application de l’article 88 de la Constitution (remplacement du Président en cas de grave maladie), c’est à lui que revient le droit de répondre. Les partis politiques comme le FLN et le RND viennent ensuite. Il est devenu, pour ainsi dire, le porte-parole de l’Etat. Et le nouveau costume présidentiel lui sied à merveille. 

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