Ségolène Royal élue présidente de l’association France – Algérie
L’ancienne ministre socialiste et candidate à la présidentielle en France Ségolène Royal a été élue récemment présidente de l’Association France – Algérie. Elle succède à un autre ancien dirigeant du parti socialiste français, Arnaud Montebourg, en l’occurrence.
Ségolène Royal s’est distinguée ces derniers temps par ses prises de position en faveur du dialogue et d’une relation apaisée entre la France et l’Algérie, au moment où l’extrême droite et ses relais passent leur temps à dénigrer l’Algérie.
Son arrivée à la tête de l’association intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes dans les relations entre Paris et Alger.
Il s’agit d’un tournant important pour cette association, qui ne va pas manquer de redynamiser les relations entre les deux pays. Des prémices d’un dégel ont été rapportées par les milieux politiques et diplomatiques quant à un retour à la normale, surtout depuis le départ de l’ex-ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui fut l’un des principaux obstacles à la stabilité dans les relations bilatérales.
Très critique envers les chantres de la xénophobie et les courants extrémistes, Mme Royal s’est opposée à la politique migratoire prônée par Paris. Elle a défendu une autre option de recentrage de l’Association France – Algérie, fondée en 1963, sur le dialogue et le rapprochement des deux peuples.
Depuis le début de la crise, cette figure emblématique du parti socialiste français a toujours été contre les discours radicaux et les démarches extrémistes, insistant sur la préservation des liens entre les deux pays et les deux peuples.
Pour rappel, cette association a vu le jour le 20 juin 1963. Créée par le garde des Sceaux Edmond Michelet, Germaine Tillion et d’autres figures engagées, elle repose sur une « conviction profonde que, après l’accession de l’Algérie à l’indépendance en 1962, elles pouvaient établir entre les deux Etats et les deux peuples une nouvelle ère de relations faites d’estime et d’amitié ».
Ségolène Royal s’inscrit désormais dans une lignée de figures illustres — d’Edmond Michelet à Arnaud Montebourg, en passant par Stéphane Hessel, Germaine Tillion ou encore Jean-Pierre Chevènement — en prenant la tête de l’AFA.
Selon les observateurs, la nomination de Ségolène Royal devrait permettre à l’organisation d’intensifier les liens d’amitié et les projets de coopération entre les peuples français et algériens, dans la perspective d’un dégel dans les relations diplomatiques entre l’Algérie et la France