Sécurité sanitaire : Comment l’Algérie préserve ses acquis vaccinaux
Réunis en journée d’étude à Alger sous l’égide du ministère de la Santé, experts et praticiens ont évalué les résultats d’un Programme élargi de vaccination devenu un modèle d’équité. Un rendez-vous scientifique axé sur le maintien d’une couverture maximale et l’introduction de nouvelles solutions thérapeutiques.
À l’occasion de la Journée nationale de la vaccination, célébrée ce 17 juin, le ministère de la Santé a dressé un bilan plus que positif du Programme élargi de vaccination (PEV), tout en traçant les contours de ses ambitions futures. Organisée à Alger sous le slogan « Préserver les acquis et protéger les générations futures », une journée d’étude a réuni ce mercredi experts, universitaires et professionnels du secteur pour évaluer la politique vaccinale du pays et scruter ses prochains défis, à commencer par l’introduction imminente du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV).
Instaurée en 2019, cette journée nationale est devenue un carrefour essentiel d’échange scientifique et institutionnel. Dans un communiqué, la tutelle a tenu à rappeler une vérité fondamentale : « La vaccination demeure l’un des outils de santé publique les plus efficaces et les plus rentables pour prévenir les maladies infectieuses, réduire leurs complications et protéger durablement les populations ».
Depuis plusieurs décennies, le PEV s’impose comme le socle de la politique sanitaire algérienne, garantissant l’équité dans l’accès aux soins. Grâce à la mobilisation continue des blouses blanches, l’Algérie affiche des résultats hautement significatifs, marqués par l’éradication pure et simple de plusieurs pathologies autrefois dévastatrices et une réduction drastique de la circulation d’autres agents infectieux.
Cependant, les experts présents ont unanimement mis en garde contre tout relâchement. Pour le ministère, la vigilance doit être permanente : « La préservation de ces acquis historiques passe impérativement par le maintien d’une couverture vaccinale élevée et homogène à travers l’ensemble des wilayas », évitant ainsi tout risque de réapparition de maladies sous contrôle.
L’édition 2026 s’est distinguée par une forte projection vers l’avenir. Au cœur des débats scientifiques, l’immunisation des femmes enceintes et des adultes a occupé une place de choix, mais c’est surtout l’introduction programmée du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) qui a capté l’attention. Qualifié d’avancée majeure par les spécialistes, ce sérum, arme de pointe dans la prévention des cancers du col de l’utérus, figure désormais parmi les priorités absolues de la nouvelle stratégie nationale de prévention.
En marge des conférences techniques, cette journée a également revêtu une dimension humaine et symbolique. Plusieurs figures de proue du monde médical et universitaire ont été honorées pour leur contribution historique à la recherche et au développement des programmes d’immunisation.
Le ministère a également tenu à distinguer des professionnels de la santé exerçant sur le terrain. Un hommage appuyé à ces praticiens qui, au quotidien et parfois dans les zones les plus enclavées du pays, veillent à ce que la vaccination reste un investissement stratégique pour le développement humain et l’avenir de l’Algérie.