Sécurité hydrique : Cinq nouveaux barrages en cours de finalisation
Le secteur de l’hydraulique poursuit sa dynamique de développement, portée par d’importantes réalisations et un budget en hausse pour l’année 2026. Selon le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, pas moins de 81 barrages ont déjà été construits à travers le pays, offrant une capacité totale de stockage de 8,6 milliards de m3, un volume qui devrait atteindre près de 8,9 milliards de m3 avec la mise en service, dès le premier semestre 2026, de cinq nouveaux barrages.
Ces infrastructures concernent les wilayas de Souk Ahras (barrage de Djedra), Tizi Ouzou (barrages de Sidi Khalifa et Souk Thlatha), El-Tarf (barrage de Boukhrfa) et Khenchela (barrage de Lazreg), a indiqué M. Derbal lors d’une séance d’audition, ce mardi, devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN).
Le réseau national comprend également plus de 600 petits barrages et seuils hydrauliques, renforçant la sécurité hydrique à l’échelle nationale. Parallèlement, 18 stations de dessalement d’eau de mer d’une capacité globale de 3,75 millions de m³/jour ont été mises en service, selon le ministre, en plus de 13 stations monobloc capables de produire 85 000 m³/jour. Ces infrastructures ont permis d’étendre le réseau national de distribution d’eau potable à plus de 185 000 km, assurant un taux de raccordement de 98 % et une consommation moyenne de 180 litres par habitant et par jour.
Le ministre a salué les efforts réalisés dans le domaine de l’assainissement, avec la mise en œuvre de 234 systèmes de traitement des eaux usées, dont 113 stations d’épuration et 121 systèmes de traitement naturel, pour une capacité totale de 1,13 milliard de m³ par an, dont 600 millions de m³ d’eaux traitées. Le taux de raccordement aux réseaux d’assainissement atteint désormais 93 %, grâce à un réseau long de 97 400 km. Le secteur couvre aujourd’hui 70 % des besoins en eau destinés à l’agriculture, qu’il s’agisse de ressources souterraines ou de surface.
Une hausse de 19 % dans le budget 2026
Afin d’accompagner ces avancées, le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une enveloppe de plus de 370 milliards de dinars pour le secteur, soit une hausse de 19 % par rapport à 2025. Lors d’une séance d’audition devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale, Taha Derbal a précisé que le projet consacre 370,3 milliards de dinars en autorisations d’engagement et près de 531 milliards en crédits de paiement, en progression de 65 %.
Le programme 2026 prévoit 67 nouvelles opérations dans le domaine de la mobilisation des ressources hydriques, pour plus de 43 milliards de dinars, ainsi qu’une réévaluation de huit projets totalisant 950 millions de dinars. Pour l’approvisionnement en eau potable et industrielle, 187 nouveaux projets sont inscrits pour un montant de 113 milliards de dinars, auxquels s’ajoute la réévaluation de 27 opérations pour 44 milliards de dinars.
Dans le domaine de l’assainissement et de la protection de l’environnement, 67 nouveaux projets sont programmés (49 milliards de dinars), avec la réévaluation de 15 autres (6 milliards de dinars). Le volet de l’irrigation agricole bénéficiera de 30 nouvelles opérations (23 milliards de dinars) et d’une réévaluation estimée à 2 milliards de dinars.
Le projet de loi prévoit également 71,5 milliards de dinars au titre des transferts de l’Etat en faveur des entreprises publiques économiques, soit une augmentation de 42 % par rapport à 2025. Sur ce montant, 52 milliards de dinars seront destinés à l’Algérienne des eaux, dont 43 milliards en compensation du coût de l’eau produite par les stations de dessalement.
Par ailleurs, plus de 13 milliards de dinars sont prévus pour les dépenses de personnel au sein de l’administration centrale et des directions locales. Le ministère, qui compte 9 738 employés, n’a inscrit aucune création de poste budgétaire pour 2026. En outre, le ministre a souligné que les réalisations enregistrées en 2025 ont permis de consolider la dynamique du secteur, qui demeure un pilier essentiel de la sécurité hydrique et du développement durable en Algérie.