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Nationale

Scandale de l’université de Khenchla :La doyenne limogée

Scandale de l’université de Khenchla :La doyenne limogée

Rebondissement dans l’affaire du plagiat à l’université Abbas-Leghrour de Khenchela révélé samedi dernier par Le Jeune Indépendant. Le recteur de l’institution universitaire a mis fin aux fonctions de la doyenne de la faculté des sciences humaines, sur ordre du ministre de l’Enseignement supérieur et a procédé à la suspension par mesure conservatoire des enseignants directement impliqués dans le scandale, au nombre de trois.

Cette mesure a été prise bien que la doyenne ait formulé, dès la parution de l’article en début de semaine, son intention de quitter son poste, avons-nous appris hier mardi auprès d’une source très au fait du dossier. Aussi, la revue, au centre de la polémique, a été suspendue et sa version numérique retirée du site de l’université et même de celui du ministère de l’Enseignement supérieur. La décision du premier responsable de l’université fait aussi suite aux pressions dont il aurait fait l’objet, d’autant que les faits avérés ne souffrent aucun doute dans la mesure où les articles copiés sont consultables sur le Net. Le CNES, réuni hier a qualifié d’inacceptables les faits et a condamné toute l’équipe de la rédaction de la publication universitaire.
Aussi, la commission d’enquête mise sur pied, samedi, par le conseil scientifique de l’université réuni également hier n’a pas manqué non plus de condamner « avec la plus grande vigueur » ce « travail », cela en attendant bien entendu que ses membres livrent leurs conclusions, sur la base desquelles, sera connue la décision de la commission paritaire, dont la mission de statuer sur l’affaire fera, à ne pas en douter, l’objet d’un suivi particulier par le premier responsable du département ministériel. Les sanctions encourues pourraient aller jusqu’à la révocation, à en croire une source proche de la commission.

Pour rappel, la faculté des sciences humaines et sociales de l’université aurésienne avait édité, au mois de juin de l’année écoulée, une revue intitulée « ElBorhane ».

Plusieurs articles signés par des enseignants et même par la doyenne de la faculté avaient été « recopiés » de travaux de recherches effectués par des étudiants en doctorat et des professeurs arabes. Parmi les articles plagiés, un document avait été entièrement repris d’un travail effectué par un étudiant palestinien de l’université En-Nedjah à Naplouse, et un autre avait reproduit in extenso les conclusions d’un travail de recherche réalisé par un professeur saoudien de l’université d’Oum El-Qura à La Mecque. Cela en sus d’autres articles d’auteurs universitaires algériens publiés sans l’aval des propriétaires et
qui, en plus, portent la signature d’enseignants faisant partie du comité de rédaction de la revue.

Toutefois, l’un des trois enseignants incriminés s’en serait lavé les mains. Ce dernier aurait réfuté le fait qu’il ait proposé la publication de l’article signé en son nom. Il impute l’entière responsabilité à la direction de la rédaction du périodique dirigée par la doyenne.

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