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Sports

Sassi Boultif : «Ce que j’ai vécu à Doha m’a fait prendre conscience »

Sassi Boultif : «Ce que j’ai vécu à Doha m’a fait prendre conscience »

C’est un Sassi Boultif, quelque peu déçu par la dernière sortie de notre équipe nationale au Mondial qatari, qui nous a accordé cet entretien. Son retour en équipe nationale est très attendu par les férus de la petite balle, mais l’intéressé reste sceptique au vu de ce qu’il a vécu.

Pour le meneur de jeu de la formation du Nasr de Dubaï (Emirats arabes unis), l’Algérie peut retrouver son handball si les responsables de la FAHB s’y mettent sérieusement. Suivons l’artiste !

Le Jeune Indépendant : Ça s’est bien passé à Dubaï avec le Nasr ?

Sassi Boultif : Oui, super bien. Nous n’avons pas encore entamé le championnat, nous nous contentons de jouer la coupe Ittihad pour le moment. Le championnat ne commencera que vers le début du mois de novembre.

L’équipe nationale a repris du service après un long silence, sous la houlette de Salah Bouchekriou. Vous vous attendez à un éventuel rappel pour préparer la coupe d’Afrique des Nations du mois de janvier prochain ?

Ah, c’est là un sujet très sensible. Vous savez, même si c’est Salah qui a repris les choses en main, que j’apprécie énormément en dehors que sur le terrain, je dois dire que pour le moment j’ai 90% de chances de continuer avec l’équipe nationale.

Pourquoi ?

Al-Hamdoulilah, jusque-là, j’ai tout donné pour mon pays et je crois qu’il est temps de laisser la place aux jeunes joueurs qui arrivent. Il y a beaucoup de jeunes qui veulent jouer à mon poste.

Mais le temps presse et nous ne sommes qu’à trois mois de la CAN, et donc vous pouvez apporter votre expérience…
Vous savez, ce que j’ai vécu au Mondial m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses. J’ai longtemps réfléchi et puis je n’ai plus envie d’être avec des gens qui ne pensent qu’à leur propre personne.

De plus, laisser ma famille pendant deux longs mois en étant loin d’elle, je n’ai pas envie de revivre tout ça.
Pour le moment, je suis en train de réfléchir. D’ici là, si on fait appel à moi, je saurai quoi répondre.

On a l’impression que vous êtes dépité ?

Vous savez, ce qui me fait le plus mal, c’est que j’ai l’impression de jouer dans le vent avec l’équipe nationale. Tu te donnes à fond pour ton pays, mais les dirigeants qui sont à la fédération se fichent complètement de toi. Avec Salah, je sais que les choses vont changer. Mais Salah fait tout et le reste des dirigeants ne bouge pas.

Un entraîneur ne peut rien faire s’il n’est pas appuyé par ses responsables. Ça ne doit pas marcher comme ça. Un staff technique de l’équipe nationale doit être entouré de dirigeants très compétents, comme le font les autres nations. Qu’est-ce qui nous empêche de le faire nous aussi ?

Il est vrai que je pense à ne retourner en équipe nationale, mais tout le monde doit s’organiser. Une équipe nationale, c’est un tout, et cela ne se limite pas aux joueurs et à son staff technique. Nous dormions dans des hôtels pleins de fourmis et d’insectes. Nous avons soulevé ce problème, en avons parlé, reparlé, mais rien n’a changé.

Allez, pour terminer, peut-on vous revoir en équipe nationale ?

Ecoutez, si je parle comme ça, c’est parce que ça me fait mal au cœur. Tout le monde veut jouer pour l’équipe nationale. Je n’ai jamais refusé une convocation, même lorsque je me suis blessé à l’œil, et j’ai en plus participé au Mondial en Espagne. C’est une fierté que de porter le maillot national.

Nous ne demandons rien, juste un peu de considération, c’est tout. Incha’Allah, ça va se régler. Je souhaite aussi que tout l’effectif soit présent au Caire. Je dois aussi discuter avec le coach national, on verra par la suite. C’est clair qu’il est très difficile de refuser une convocation, surtout du fait que Salah soit de retour.

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