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Nationale

Santé: vers un solide partenariat algero-turc

Santé: vers un solide partenariat algero-turc

Une délégation médicale turque composée de médecins représentant huit spécialités est en visite en Algérie, le but étant d’identifier les possibilités de collaboration, mais aussi d’échanger les expériences dans le domaine médical pour assurer un bon service de santé aux patients algériens.
« Un premier pas qui va se traduire par un partenariat dans le domaine de la santé », a indiqué Basak Canbulat, coordinatrice santé au Conseil des relations économiques étrangères (DEIK) qui a organisé cette rencontre à l’hôtel Aurassi.
Cela, précise-t-elle après les entretiens et rencontres programmées entre les professionnels de la santé des deux pays. 
Un séminaire médical et scientifique a donc été organisé ce samedi à Alger, où des communications ont été faites par des médecins turcs traitant huit spécialités. Il s’agit de la gastroentérologie et hépatologie, la radiologie interventionnelle, la neurochirurgie, l’oncologie médicale et chirurgicale, la chirurgie cardiovasculaire pédiatrique, la chirurgie thoracique ainsi que la greffe d’organes (foie, reins, moëlle osseuse). Ces spécialités dont la Turquie a une grande maîtrise. L’Algérie pourra donc bénéficier de ce savoir-faire turc. Ce sera l’occasion d’identifier les besoins de l’Algérie dans le secteur de la santé. L’intervenante, lors d’une conférence de presse, a en outre indiqué d’éventuels investissements turcs en Algérie, entre autres, dans la fabrication de médicaments. « Il y a une volonté de la part d’industriels pharmaceutiques de s’implanter en Algérie pour fabriquer localement des médicaments. Preuve en est que des opérateurs dans le pharmaceutique font partie de cette délégation », a souligné Basak Canbulat.

Il est question également de développer des petites cliniques, des laboratoires et centres d’imagerie, mais pas de grands hôpitaux, a-t-elle tenu à préciser. Pour sa part, Aygen Yenigun, qui a conjointement animé cette conférence de presse, a indiqué que cette rencontre permettra de renforcer les liens, déjà existants, entre les deux pays. « Ce séminaire nous permettra aussi de savoir comment on peut contribuer au développement du secteur de la santé en Algérie ». Pour ce qui est de la possibilité d’assurer des formations aux médecins algériens, principalement dans les filières où la Turquie excelle, elle a indiqué que « c’est envisageable », d’autant que le pays organise des formations pour ses partenaires étrangers. 

Basak Canbulat, coordinatrice auprès de DEIK.

Par ailleurs, elle a fait savoir que 280 Algériens se sont déplacés l’année passée en Turquie pour des soins médicaux, sans pour autant indiquer la spécialité la plus sollicitée. Il y a lieu de signaler que la Turquie a enregistré une avancée considérable dans le domaine de la transplantation d’organes, notamment rénale, la plaçant troisième mondialement dans les greffes à partir d’un donneur vivant.
Cependant, la greffe à partir d’un cadavre est confrontée au manque de donneurs qui, pour des raisons religieuses notamment, rejettent cette pratique. Le problème est également posé en Algérie alors que la greffe demeure le seul traitement qui permettrait aux malades de retrouver une vie quasi-normale. C’est dans ce sens que le ministre des Affaires religieuses algérien est intervenu lors d’un congrès sur la transplantation d’organes : « L’Islam encourage le prélèvement d’organes sur personnes décédées », a-t-il déclaré. Une pratique que la réglementation autorise également. Notons que ce séminaire médical et scientifique sera suivi d’une visite de la délégation au CHU Mustapha Pacha, au ministère de la Santé ainsi que d’une rencontre avec les services de la sécurité sociale.
 

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