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Santé et solidarité face à la pandémie du coronavirus

Santé et solidarité face à la pandémie du coronavirus

La santé étant un droit et non un privilège… La pandémie de la maladie du coronavirus s’étend progressivement et dramatiquement sur tous les continents. La menace continue de faire rage et tout le monde devrait s’inquiéter. Et l’initiative de la solidarité doit primer !

Même si l’humain fait du mal à l’humain, il cherche, toutefois, un remède au mal causé à soi et à autrui, et il vaut mieux éviter une maladie que chercher, parfois, vainement à la soigner.
Apparue en Chine fin 2019, la maladie Covid-19 est causée par le SARS-CoV-2, un virus qui appartient à une grande famille, les coronavirus. Très fréquents, ils peuvent aussi bien provoquer un simple rhume qu’une grave infection respiratoire de type pneumonie, à l’origine d’épidémies mortelles comme ce fut le cas avec le Sras ou le Mers, et maintenant avec le Covid-19.


C’est quoi un coronavirus ?
Les coronavirus, qui doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent, font partie d’une vaste famille de virus dont certains infectent différents animaux, d’autres l’homme. Ils sont susceptibles d’être à l’origine d’un large éventail de maladies. Chez l’homme, ces maladies vont du rhume banal à une infection pulmonaire sévère, responsable d’une détresse respiratoire aiguë.


Les coronavirus sources d’épidémies mortelles
Deux épidémies mortelles sont déjà survenues au 21e siècle, impliquant des coronavirus émergents, hébergés par des animaux et soudain transmis à l’homme :
• le SRAS-CoV (2002-2003), ou coronavirus à l’origine d’un syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), apparu en Chine.
• le MERS-CoV (2012-2013), ou coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, ainsi appelé car il a été détecté pour la première fois en Arabie saoudite.
La troisième épidémie mortelle est celle liée au SARS-CoV-2, apparue en Chine en décembre 2019. Les premiers cas recensés sont des personnes s’étant rendues sur un marché local d’animaux et de fruits de mer, à Wuhan.

Les coronavirus émergents et leurs transmissions
Les coronavirus sont d’origine animale : une espèce (“réservoir”) héberge un virus sans être malade et le transmet à une autre espèce, qui le transmet ensuite à l’homme. Dans les cas du SRAS-CoV et du MERS-CoV, l’animal réservoir était la chauve-souris. « le virus est asymptomatique chez cet animal. Un hôte intermédiaire est donc nécessaire à la transmission de ces virus à l’homme : la civette palmiste masquée pour le SRAS-CoV, vendue sur les marchés et consommée au sud de la Chine, et le dromadaire pour le MERS-CoV. »
En ce qui concerne le SARS-CoV-2, le réservoir pourrait également être la chauve-souris. Début février, une équipe de chercheurs chinois de l’université d’agriculture du sud de la Chine a estimé que le chaînon manquant pourrait être le pangolin, un petit mammifère à écailles, en voie d’extinction. Mais la prudence est de mise, en attendant une confirmation définitive. Le virus passerait chez l’homme via les sécrétions animales, dans des conditions particulières qui restent à identifier.

Une transmission interhumaine et environnementale
Les coronavirus SRAS-CoV, SARS-CoV-2, et le MERS-CoV se transmettent non seulement de l’animal à l’homme mais aussi d’homme à homme. En ce qui concerne la maladie Covid-19 (anciennement appelée 2019-nCoV) due au SARS-CoV-2, celle-ci se transmet par les postillons (gouttelettes de salive) projetés en toussant ou en éternuant. Il faut donc des contacts étroits et prolongés pour la transmettre, ou avoir eu un contact à moins de 1 mètre du malade, en l’absence de mesures de protections efficaces. Le virus est présent aussi dans les selles, ce qui multiplie les possibilités d’infection des autres personnes.
Les deux modes de contamination donc connus sont l’inhalation de gouttelettes d’eau émises par la toux des malades (voire salive), et la transmission par contact. Le contact peut être direct, entre un malade et un sujet sain, ou indirect, pas l’intermédiaire d’un objet contaminé (infecté) : poignée de porte, stylo, monnaie, carte de crédit, barre de métro, denrée alimentaire, clavier, souris de l’ordinateur, poussette de marché (caddie de courses), vêtements, etc. Le virus peut survivre plusieurs heures sur un objet, et il survit d’autant plus longtemps que l’air ou le support sont humides. Le port de gants en cuir n’a donc pas de sens. Le port de gants jetables n’est pas simple et ne s’impose pas en dehors des équipes soignantes. La méthode de protection la plus pertinente repose donc sur la désinfection régulière des mains, et notamment après contact avec une personne ou un objet potentiellement contaminé.


Une récente étude américaine publiée mardi 17 mars dans le New England Journal of Medecine, atteste que le virus SARS-CoV-2 pourrait survivre jusqu’à 3 jours sur du plastique, 2 jours sur de l’acier inoxydable, 24h sur du carton et 4 h sur du cuivre. Le risque associé à la contamination indirecte est heureusement très inférieur à celui d’un contact direct comme une poignée de main. Le virus ne traverse pas la peau, mais l’infection survient lorsque la main contaminée est mise au contact de la bouche, du nez ou des yeux. La protection repose donc sur le filtrage de l’air inspiré, et sur la désinfection soigneuse et régulière des mains.
Le principe est d’éviter de déposer des virus sur les zones du corps permettant sa pénétration dans l’organisme : la bouche, le nez et les yeux. Les mains étant les principales responsables de la contamination par contact doivent être protégées et désinfectées régulièrement.
Deux méthodes sont efficaces : Le lavage à l’eau et au savon, la friction (frottement, massage) avec de l’alcool (éthanol) titrant 70 à 85°. L’alcool étant desséchant pour la peau, on lui ajoute une petite quantité de glycérine (glycérol) qui persiste après l’évaporation de l’alcool et protège la peau du dessèchement ou de l’irritation. Ce mélange porte le nom de SHA (Solution Hydro Alcoolique). Certains fabricants ajoutent un gélifiant pour former un GHA (Gel Hydro Alcoolique) qui peut paraître plus simple d’emploi, mais qui ne présente pas de supériorité antivirale par rapport à la SHA.
C’est pourquoi il est essentiel d’éviter de se toucher les yeux, le nez ou la bouche (qui sont des portes d’entrée possibles du virus dans notre organisme) avec des mains sales. Les mesures dites “barrières” sont donc indispensables pour limiter l’impact du virus : se laver fréquemment les mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique, éternuer ou tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, ne pas se serrer la main, ne pas faire la bise pour dire bonjour…
Des données récentes laissent penser qu’en dehors des espaces confinés, la contamination par inhalation est nettement plus rare que celle par contact.
Sauf à se faire tousser en pleine figure, on ne peut pas être contaminé en respirant dans la rue (à condition qu’elle ne soit pas bondée) : les gouttelettes d’eau porteuses du virus sont trop peu nombreuses car diluées dans l’air, et surtout elles retombent rapidement au sol. Aucun des différents masques disponibles n’a prouvé son intérêt pour éviter la contamination aérienne dans la vie courante, mais on n’a pas prouvé non plus qu’ils ne servent à rien. Ces masques sont surtout destinés à protéger les gens qui soignent les malades ou qui les prennent en charge. Le port d’une écharpe, d’un foulard, d’un cache-col sur le nez et sur la bouche voire un masque en tissu fait maison ne sont ni étanches, ni efficaces face au virus. Certes, ils peuvent juste dépanner sans toutefois nous protéger…
Il est recommandé de garder une distance d’un mètre dans les queues. En fait, il faudrait moduler : 2 mètres face à quelqu’un qui vous fait face, 1 mètre face à quelqu’un qui est de dos (vous pouvez aussi tenir compte du sens du vent…)

Les symptômes du Covid-19 ?
Les symptômes les plus courants du virus sont la fièvre 38,1°C et une toux sèche. Certaines personnes peuvent également souffrir de courbatures, des douleurs musculaires, d’une sensation d’oppression ou d’essoufflement, des frissons (liés à la fièvre), une fatigue intense, un mal de gorge, des maux de tête, un rhume, un manque d’appétit, voire des douleurs du ventre et une diarrhée. Ces symptômes évoquent une infection respiratoire aiguë ou des anomalies pulmonaires détectables radiologiquement. Dans les cas plus graves, l’infection peut provoquer “une détresse respiratoire, une insuffisance rénale aiguë, voire une défaillance multiviscérale pouvant entraîner la mort”.
Pour rappel : la maladie reste bénigne dans 80 % des cas ; elle est grave dans environ 15% des cas et critique dans 5% des cas. Les chercheurs estiment que le taux global de mortalité du virus est d’environ de 2 à 4%, avec des disparités selon les pays. Certains patients présentent également une forme asymptomatique du virus : ils sont porteurs du virus, sans en déclarer les symptômes, mais ils sont contagieux et peuvent le transmettre.
Compte tenu du fait que les symptômes du Covid-19 peuvent être confondus avec ceux d’une grippe, le seul moyen de confirmer le diagnostic est d’effectuer un test biologique par prélèvement naso-pharyngé.
Plus récemment, des témoignages de patients atteints du Covid-19 ont permis d’identifier que la perte du goût et de l’odorat étaient également des symptômes d’une infection possible à coronavirus. Mais là encore, il ne faut pas paniquer : de nombreuses raisons peuvent expliquer une perte temporaire du goût et de l’odorat, comme d’autres maladies saisonnières non liées au coronavirus (ex : la grippe), le tabagisme, etc.
Dans des cas plus rares encore, sur certains patients, une conjonctivite pourrait également apparaître.
De nombreux sujets ne ressentent aucun symptôme ou très peu, c’est le cas notamment des enfants jusqu’à présent relativement épargnés, et ce, car, soit ils ont été moins exposés en premier lieu, et/ou il y a quelque chose de différent avec l’adulte dans la façon dont leur corps réagit au virus.
Il est important de comprendre que le symptôme inquiétant ˗ celui qui pourrait conduire à une hospitalisation ˗ c’est un essoufflement. La toux, la fatigue, la respiration sifflante, la fièvre, tout cela est désagréable, mais ça ne tue pas. Ce qui tue, c’est une pneumonie particulière qui vient infiltrer les poumons en empêchant le sang de s’oxygéner correctement. Dans ce cas, les malades sont essoufflés au moindre effort, voire au repos, comme s’ils venaient de monter des escaliers ou escalader un sentier en pente raide. C’est cela qui est vraiment inquiétant.

Y a-t-il un vaccin contre le Covid-19 ?
Le Covid-19 est tellement nouveau et spécifique qu’il faut élaborer un vaccin qui lui est propre. Des dizaines d’essais cliniques sont actuellement en cours. En temps normal, le cycle de développement d’un vaccin prend plusieurs mois voire plusieurs années. Toutefois dans le contexte actuel, les entreprises accélèrent le rythme de leurs recherches et raccourcissent les délais de mise au point.

Existe-t-il des personnes à risque de développer une forme plus sévère de la maladie ?
Pour 80% de la population, le virus Covid-19 ne présente pas de dangerosité s’il est pris en charge avec les bonnes mesures (en le soignant avec du paracétamol). Mais le virus peut prendre une forme plus aiguë chez les personnes fragiles ou à risque. Les informations disponibles suggèrent que le virus peut causer des symptômes similaires à ceux d’une grippe modérée, mais aussi des symptômes plus graves. Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, les personnes présentant des maladies chroniques préexistantes (hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète, cancer, maladies hépatiques, maladies respiratoires…) semblent plus susceptibles de développer des formes sévères, de même que les personnes âgées et immunodéprimées. Les patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) seraient particulièrement vulnérables. Les enfants de moins de quinze ans seraient peu susceptibles de déclencher une forme sévère de coronavirus. Mais, rappelons-le : même s’ils présentent des formes moins graves, voire asymptomatiques, ils sont contaminants.
Une personne très âgée, de plus de 80 ans, est aussi plus exposée aux troubles respiratoires. Il faut donc rester vigilent face aux symptômes, surtout si vous faites partie des cas dits « à risque » et prendre alors les mesures nécessaires à votre dépistage.

Les jeunes adultes ne sont pas épargnés et peuvent aussi présenter des formes graves
Contrairement aux idées reçues, les moins de 40 ans recourent le risque d’être hospitalisés s’ils sont infectés au Covid-19, même en n’ayant aucune pathologie chronique. Les jeunes peuvent de ce fait développer des formes graves de la maladie, voire mortelles. Ces derniers doivent être vigilants, mais comme tout un chacun. Ils doivent l’être pour eux-mêmes, mais aussi pour protéger leurs parents et leurs grands-parents. Respecter les mesures barrières et le confinement, même quand on est jeune, est donc impératif et pour soi et pour ceux qui sont plus fragiles. C’est vraiment une mesure d’une importance cruciale.

Comment traiter une infection au nouveau coronavirus ?
Le traitement est dit symptomatique (il vise à soulager les symptômes) : médicaments contre la fièvre (paracétamol)… Dans les formes sévères, les personnes malades peuvent recevoir des antibiotiques lorsqu’une co-infection bactérienne est présente, comme elles pourraient être mises sous assistance respiratoire.
— Les anti-inflammatoires déconseillés
Pour faire baisser la fièvre, il est déconseillé de débuter un traitement à base d’anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone…) ou d’aspirine : la prise de ce type de médicaments pourrait être un facteur d’aggravation de l’infection. Par contre, la prise de paracétamol doit être privilégiée. Ne dépassez pas 60 mg/kg/jour chez l’enfant, 3 g par jour chez l’adulte.
Les personnes déjà sous anti-inflammatoires en raison d’une maladie chronique ne doivent pas interrompre leur traitement sans avis contraire de leur médecin.

Conseils
Les études scientifiques divergent sur la durée de vie du virus sur les surfaces, mais pour limiter les risques, mieux vaut toucher le moins de choses possible. On peut par exemple apporter son propre caddie ou sac pour faire les courses, plutôt que d’utiliser un panier ou un chariot mis à disposition par la grande surface. Il faut surtout bien garder à l’esprit que le virus entre dans le corps à travers les muqueuses : bouche, nez, yeux. Porter des gants n’est donc pas plus utile que le masque, l’essentiel étant de faire attention à ne pas se toucher le visage pendant toute la durée des courses, et de bien se laver les mains une fois rentré chez soi.
De la même manière, les aliments non emballés comme les fruits et les légumes pouvant avoir été touchés par d’autres clients – ou avoir reçu postillons et éternuements –, il est conseillé de les rincer à l’eau une fois rentré chez soi.
Se laver les mains, après avoir ouvert les produits et les colis réceptionnés et même les courriers, est sans doute préférable.
Quant à la transmission directe entre individus, elle n’a lieu que pendant un contact rapproché de plusieurs minutes. D’où l’importance de garder au moins un mètre de distance lors de la file d’attente en caisse ou ailleurs dans d’autres cas.

Les gestes barrières
Ces « gestes barrières » sont les suivants :
• se laver les mains régulièrement et longuement avec de l’eau et du savon, ou avec un gel hydroalcoolique
• éternuer ou tousser dans son coude (ou a minima dans sa main, à condition de bien la laver immédiatement)
• utiliser des mouchoirs jetables
• rester chez soi si on est contagieux
• éviter tout contact rapproché avec les personnes malades (poignées de mains, embrassades, etc.)
• aérer quotidiennement les pièces de son logement
• nettoyer et désinfecter régulièrement les surfaces et les objets qui sont fréquemment touchés, comme les poignées de portes, sacs, caddies…
Les masques chirurgicaux sont uniquement utiles si on est soi-même malade. Porter un masque permet d’éviter de diffuser le virus par voie aérienne, la maladie se transmet par les postillons, via les éternuements et les toux.
Le port de ce type de masque par la population non malade afin d’éviter d’attraper la maladie ne fait pas partie des mesures barrières recommandées et son efficacité n’est pas démontrée. Les personnes qui n’ont pas voyagé dans une zone contaminée et qui ne sont pas susceptibles d’être touchées par le coronavirus n’ont donc aucun intérêt à porter un masque de protection.
Pour rappel : le masque chirurgical ne constitue pas une barrière contre le coronavirus. Il ne permet donc pas de se protéger contre ce dernier.
En revanche, le personnel médical, qui traite des patients potentiellement à risques, doit obligatoirement porter un masque à coque (de type FFP2) pendant la durée des consultations. Le port du masque « de protection respiratoire » est aussi fortement recommandé pour l’entourage proche des patients hospitalisés suspectés d’être contaminé par le coronavirus.

Qui risque d’en mourir ?
Les principales victimes de la COVID-19 sont les personnes âgées de plus de 60 ans, le risque doublant après 70 ans et quadruplant après 80 ans. C’est dans cette tranche d’âge que la lutte contre la contamination est vitale et que le confinement doit être sans faille.
L’autre population à risque est constituée par les sujets souffrant de maladies bronchiques ou pulmonaires chroniques, de diabète (I ou II), d’hypertension artérielle ou de problèmes cardiaques, que ces malades soient ou non sous traitement. Il n’est pas encore certain que l’asthme soit un facteur de gravité. L’épilepsie n’est pas un facteur de risque de complications.

Pourquoi s’isoler chez soi ou à la campagne ?
Cet autoconfinement (isolement à domicile) est aussi appelé distanciation sociale. Le confinement diminue fortement le risque de contamination dans la période d’incertitude actuelle, à condition bien sûr de recevoir peu de visites et de ne pas trop fréquenter les magasins. C’est une recommandation officielle et elle est parfaitement justifiée, surtout chez les sujets à risque de complications graves.
Il faut faire très attention en revenant de l’extérieur, de décontaminer ses mains, sa monnaie, sa carte de crédit, son sac… et d’une façon générale tout ce qui a pu avoir un contact direct ou indirect avec l’extérieur. Pour les denrées alimentaires, il faut laver tout ce qui peut l’être, et conserver le reste dans un placard 1 à 3 jours suivant la nature de l’emballage pour que le virus meure spontanément.

Sources :
Organisation mondiale de la santé (OMS) (WHO) (Suisse)
Journal of the American Medical Association (JAMA) (États-Unis)
Santé Magazine (France)

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