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Monde

Sanctions anti-russes : Les entreprises françaises au bord de la faillite

Sanctions anti-russes : Les entreprises françaises au bord de la faillite

Les hommes d’affaires français appellent à régler la crise ukrainienne par des moyens politiques sans porter atteinte aux intérêts des entreprises, écrit dimanche Le Nouvel Observateur.

« A Moscou, les entreprises françaises craignent l’alourdissement des sanctions. Il faut des solutions politiques à la crise, sans prendre les entreprises en otage », estime le président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe (CCFIR) Emmanuel Quidet cité par le journal.

L’hebdomadaire rappelle que la Russie représente le deuxième marché d’Yves Rocher et d’Auchan (81 hypermarchés, 130 supermarchés, plus de 37.000 salariés), tandis que Danone y réalise 11% de son chiffre d’affaires, ce qui fait de la Russie son premier pays au monde. Pour sa part, Leroy Merlin a ouvert à Moscou deux grosses plateformes de logistique en moins d’un an. « Pour les entreprises, la crise ukrainienne s’ajoute à la crise économique. C’est la double peine » indique M.Quidet. Or, aucune entreprise française implantée en Russie “n’envisage de plier bagages” pour le moment, promet-il.

Les nouvelles mesures restrictives adoptées par l’UE à l’encontre de Moscou sont appelées à élargir les sanctions sectorielles décrétées précédemment. Ces mesures notamment portent sur le secteur pétrolier russe et les produits à double usage. Elles limitent également pour certaines banques russes l’accès au marché européen des capitaux.

« La Chambre de commerce et d’industrie franco-russe (CCI France Russie) déplore vivement la nouvelle vague de sanctions économiques européennes frappant aujourd’hui la Russie, alors même qu’une amorce de désescalade est enclenchée en Ukraine suite au cessez-le-feu instauré à l’issue des négociations de Minsk », avait indiqué auparavant M. Quidet dont la déclaration est mise en ligne sur le site de la CCI. « Toutefois une révision de l’ensemble des sanctions infligées est prévue à très brève échéance, dans un mois : nous nourrissons l’espoir que cette révision débouchera sur l’abolition pure et simple de ces sanctions, avant que les répercussions sur l’emploi dans nos deux pays ne deviennent trop graves », a ajouté la chambre.

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