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Culture

Samir Staïfi : La voix des Hauts Plateaux s’est éteinte

Samir Staïfi : La voix des Hauts Plateaux s’est éteinte

Le célèbre chantre de la chanson sétifienne Samir Belkheir n’est plu.
La nouvelle est tombée hier matin tel un couperet plongeant la famille culturelle et artistique à Sétif et dans toute l’Algérie dans le deuil. Admis depuis plusieurs jours déjà au service de médecine interne, l’artiste a rendu l’âme hier matin au CHU Saâdna-Abdennour des suites d’une longue maladie.

Connu sous le nom artistique de Samir Staïfi, il entama sa carrière artistique dans le genre folklorique sétifien en se produisant dans les fêtes familiales modestes, avant d’enregistrer en 1979 premier disque intitulé El Azba staïfia, qui lui a valu un succès.

Son répertoire s’est ensuite enrichi très vite avec notamment les tubes Frech El Ghorba, « Rohi ya Djedia El Amria labsat El Melaya. Cet authentique ténor est devenu aussitôt le chanteur le plus en vogue dans le genre sraoui (chant traditionnel de Sétif qui repose sur la puissance de la voix et la force du souffle de son interprète) et ce, en dépit d’une rude concurrence sévissant depuis les années 1970 avec, notamment, Khier Bekakchi, Mustapha Allel et les regrettés Saïd Mehentel et Nouredine
Staïfi.
Considéré comme une véritable icône de la chanson sétifienne, Samir était constamment invité sur les différents plateaux de la télévision pour contribuer aux débats sur la chanson algérienne, en général, et le staïfi en particulier et les enrichir.

Jusqu’à un passé récent, il continuait d’afficher une disponibilité et un enthousiasme béant, malgré le poids de l’âge (66 ans) et de la fatigue.
Ses chansons sont très demandées sur les ondes de la radio locale mais aussi nationale. Il est devenu d’ailleurs difficile d’évoquer le sraoui et le genre staïfi, sans faire référence cet artiste le plus prolifique du côté des Hauts Plateaux.

Samir s’en est allé ainsi en laissant, toutefois, un riche et impérissable répertoire qui fera toujours parler de lui, l’enfant terrible d’Aïn El-Fouara.
On note enfin qu’une foule nombreuse a accompagné le défunt à sa dernière demeure, au cimetière de Sid El Khier.
Adieu l’artiste !

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