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Culture

Salon du patrimoine immatériel : Au-delà du centenaire de Mammeri

Salon du patrimoine immatériel : Au-delà du centenaire de Mammeri

Lors de la quatrième rencontre littéraire inhérente à la deuxième édition du Salon du patrimoine immatériel, ce jeudi 28 septembre, à la Bibliothèque principale de lecture publique de Tizi Ouzou, il sera question de l’héritage du regretté chercheur et écrivain Mouloud Mammeri.

Invité de la quatrième rencontre littéraire, initiée par la direction de la culture de Tizi Ouzou, dans le contexte de la deuxième édition du salon du patrimoine culturel immatériel, le directeur du Centre national des recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), Slimane Hachi, a estimé que « le travail qui se fait actuellement sur ce grand intellectuel algérien ne doit pas prendre fin à la fin de la commémoration du centenaire au 28 décembre prochain ».

Pour ce dernier, la célébration du centenaire de la naissance de l’écrivain, anthropologue et chercheur, Mouloud Mammeri, doit marquer le lancement d’un travail scientifique et académique qui immortalisera son œuvre au fil des siècles.

L’héritage cédé par Mouloud Mammeri doit constituer une référence sur les plans identitaire, culturel et littéraire pendant plusieurs siècles et même des millénaires, d’après l’intervenant. Pour le professeur Hachi, « nous devons apprendre à compter au-delà de 100, car ce qu’a fait Mammeri peut constituer un repère des plusieurs générations.

Nous devons apprendre à perpétuer ce lègue, à le faire connaître et le valoriser, car sans lui l’Algérie n’aura pas connu l’anthropologie, l’archéologie et l’histoire », rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Le conférencier a également affirmé que certains textes que Mouloud Mammeri a écrit comme la lettre qu’il a adressé le 30 novembre 1956 à Jean Sénac au sujet des exactions coloniales commises en Algérie et les souffrances de peuple algérien, doivent constitués des textes fondateurs de l’école algérienne.

Les enfants doivent être élevés sur ses valeurs qui leur apprendront l’amour de leur pays à travers le sacrifice des générations passés pour l’indépendance de l’Algérie. Pour le directeur du CNRPAH dans lequel Mouloud Mammeri a mené toutes ses recherches archéologiques et les origines culturelles et identitaires de l’Algérie, ce grand penseur a su passer de la localité vers l’universalité grâce à son travail, son courage et son abnégation.

Il a également réussi à sauver un grand héritage patrimonial immatériel qui constitue un témoin de l’identité nationale amazighe grâce à ses recherches sur l’Ahellil de Gourara notamment et la poésie kabyle ancienne.

Des textes écrits par Mouloud Mammeri seront lus à la fin de la rencontre en tamazight et en français par Slimane Hachi. Ce dernier a invité les jeunes générations à lire et découvrir l’œuvre magnifique de cet écrivain de renommée mondiale, car la lecture est un bonheur qui ne peut être connue que par la lecture.

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