Salon du livre des Ouacifs  : 178 auteurs et 28 éditeurs attendus – Le Jeune Indépendant
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Culture

Salon du livre des Ouacifs  : 178 auteurs et 28 éditeurs attendus

Salon du livre des Ouacifs  : 178 auteurs et 28 éditeurs attendus

Ce sont 178 auteurs et 28 éditeurs qui sont attendus au Salon du livre des Ouacifs, lequel aura lieu du 26 au 30 de ce mois.

C’est ce qu’ont affirmé ce samedi Hacène Halouane, Salem Aït-Ali Belkacem et Hamid Bilek, respectivement commissaire du Salon, chargé de la communication et membre de l’équipe organisationnelle, à l’issue d’une conférence de presse qu’ils ont animée à la salle Ferhat-Oumalou de la chaîne de Radio de Tizi Ouzou.

Les trois conférenciers ont commencé par annoncer que le Salon du livre des Ouacifs, qui en est à sa deuxième édition, sera dédié à la mémoire de feu Samir Arkam, décédé de la Covid-19 le 26 juillet 2021, à l’âge de 46 ans. Le défunt a apporté un grand apport au développement du tamazight et à la création du Salon du livre des Ouacifs.

Il convient d’abord de noter que la programmation de ce rendez-vous livresque était prévue pour le début de ce mois, mais à cause de la célébration du soixantième anniversaire de l’indépendance nationale, les organisateurs ont préféré le reporter au 26 juillet, d’autant plus que le jour de son ouverture rappelle le jour du décès de Samir Arkam. 

Dans son intervention, Hacène Halouane a avoué : « Nous avons atteint notre objectif à l’issue de la première édition, qui est ce désir de construire une mémoire, à savoir laisser les fruits de notre travail pour l’histoire ». Salem Aït-Ali Belkacem a renchéri en soulignant qu’« à travers ce Salon, non seulement nous poursuivons le but de vulgariser le livre et la lecture, notamment le livre amazigh, mais nous œuvrons à faire sortir la région des Ouacifs de l’anonymat et du sous-développement infrastructurel dont elle a toujours souffert. 

« En effet, il n’y a aux Ouacifs ni hôtel, ni restaurant, ni maison de la Culture, ni autre infrastructure susceptible d’attirer le grand public ». Revenant au Salon livresque, l’intervenant a déclaré qu’il y aura, en sus de l’exposition et de la vente de livres, des conférences, des tables rondes et des ateliers d’écriture, lesquels seront animés, pour la plupart, en tamazight. 

Quant aux moyens financiers mobilisés pour cette manifestation, ils sont assurés, selon les conférenciers, par le HCA, l’APW de Tizi Ouzou, les APC des Ouacifs, Aït-Douert et Aït-Boumahdi ainsi que d’autres organismes et de nombreux donateurs qui ont préféré garder l’anonymat. C’est pourquoi les invités à ce Salon jouiront d’un hébergement total. Le lieu d’hébergement n’est autre que le centre de formation local, qui abritera aussi ce rendez-vous livresque durant les cinq jours prévus. « Même les habitants des Ouacifs ouvriront les portes de leurs maisons à nos invités », a renchéri Hacène Halouane pour mettre en évidence l’hospitalité de ses concitoyens. 

En somme, le Salon du livre des Ouacifs franchira certainement un pas de plus cette année. A la question de savoir si la multiplication de Salons livresques ne constitue pas un frein au développement du livre et de la lecture, comme l’affirment certains intellectuels dont Youcef Merahi, Hamid Bilek a répondu par la négative. « Bien au contraire, souligne-t-il, j’estime, pour ma part, que cela ne fera que renforcer l’intérêt pour la lecture, notamment le genre amazigh, et permettra également de faire connaître les auteurs ». 

S’agissant de la place du tamazight, Salem Aït-Ali Belkacem a affirmé que la langue gagne de plus en plus de terrain. 

Par ailleurs, les trois conférenciers ont annoncé leur volonté de distribuer gratuitement des livres en tamazight aux écoles, aux bibliothèques publiques et aux différentes associations activant sous le segment littéraire. Faire des tournées dans les écoles pour expliquer aux enfants l’intérêt du livre et de la lecture fait également partie des prévisions des responsables du Salon du livre des Ouacifs. 

Quant aux langues d’écriture les plus prisées par le lectorat algérien, kabyle notamment, les conférenciers ont reconnu ne pas pouvoir le déterminer pour l’heure, réaffirmant, cependant, que les ouvrages littéraires en tamazight connaissent plus d’engouement tant en lecture qu’en écriture. En définitive, le tamazight poursuit sa trajectoire exponentielle. 

Notons enfin que le Salon du livre des Ouacifs, dans sa deuxième édition, sera organisé sous le slogan « Le livre est un guide pour la vie ».  

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