Salon de l’artisanat et des métiers à Tizi Ouzou: Les produits du terroir à l’honneur
Pas moins de 20 wilayas prennent part au Salon national de l’artisanat et des métiers qui se tient à Tizi Ouzou, devant la place de l’Olivier, du 22 au 28 décembre. A ce rendez-vous, estimé comme prometteur dans les milieux artisanaux, il est fait état de la participation de 115 exposants, dont 38 sont enregistrés comme hors wilaya.
Parmi ces 20 wilayas participantes, figurent Alger, Boumerdès, Béjaïa, Bouira, Sétif et Bordj Bou Arréridj. Quant aux produits de l’artisanat exposés, il y va des produits alimentaires du terroir, jusqu’aux paniers d’osier dont l’esthétique et l’empreinte écologiques sont indiscutables.
La première journée de cette manifestation n’a pas attiré beaucoup de monde à cause du mauvais temps, seuls quelques curieux se sont retrouvés devant les différents chapiteaux pourtant très achalandés. En revanche, la journée de mardi a été marquée par une forte présence citoyenne. L’événement a été également rehaussé par l’organisation de conférences dans l’espace de la maison de l’environnement par des universitaires, dont les professeurs Arezki Chenane et Mohamed Dahmani de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
Ces conférences ont trait à la symbolique artisanale et l’économie véhiculés par l’élément artisanal. Notons enfin que selon le directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya de Tizi Ouzou, M. Abdous, cet événement sera enrichi le 25 de ce mois par la tenue d’ateliers. Ce salon national de l’artisanat et des métiers de six jours est différent de ceux tenus dans le passé par sa portée et sa dimension académique et intellectuelle. En effet, les différents éléments faisant partie de l’artisanat national, dont la poterie, remontent à plusieurs siècles. La pièce potière, comme la cruche par exemple, avec ses motifs et ses différents symboles représentés sur ses cotés extérieurs, n’est pas, selon le Pr Mohamed Dahmani, à considérer comme un objet, mais comme «une œuvre artistique».
La grenade, fruit très répandu dans le bassin méditerranéen, a aussi une symbolique de plusieurs millénaires en Kabylie. Selon cet universitaire, les graines de grenade symbolisent la fécondité et la fertilité. C’est pour cette raison qu’autrefois, toujours selon ses dires, lors des labours d’automne, le laboureur jetait quelques grains de grenade dans le premier sillon fait par sa charrue. Ce geste était exécuté comme une prière pour que la récolte de ce qu’on a semé (produit céréalier) soit excellente.