Salaires en Algérie : Le public paye mieux que le privé – Le Jeune Indépendant
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Salaires en Algérie : Le public paye mieux que le privé

Salaires en Algérie : Le public paye mieux que le privé

Le secteur public reste l’environnement sûr pour les bons salaires et la stabilité de l’emploi contrairement au secteur privé dans lequel le travailleur est nettement moins rémunéré et souvent pour des rendements supérieur par rapport à son confrère du public. C’est ce que révèle une enquête de l’Office national des statistiques (ONS) menée en 2019 auprès de plus de 700 entreprises, rendue publique ce dimanche 28 novembre 2021.

Dans le secteur public, le salaire mensuel net moyen est de 58.400 dinars tandis que dans le secteur public il es de 34.100 dinars  soit une différence de 24.300 dinars.

Le salaire net moyen mensuel d’un cadre est de 88.600 dinars dans le secteur public, contre 73.700 dinars dans le privé, celui d’un agent de maîtrise est de 64.100 dinars, contre 38.000 dinars dans le privé et enfin le salaire d’un agent d’exécution dans le public est de 40.100 dinars contre 26.900 dinars dans le privé, précise l’enquête.

Ce niveau « relativement élevé » du salaire dans le public s’explique par l’existence, dans ce secteur, de certaines entreprises importantes en termes d’effectifs et de chiffres d’affaires avec un système de rémunération « avantageux », à l’image du groupe Sonatrach et autres entreprises activant dans les hydrocarbures et services pétroliers, les transports, communications et les activités financières.

Dans le secteur public, les salaires nets moyens sont plus élevés dans les industries extractives (108.500 dinars), Transports et communication (59.600 dinars) et dans l’activité financière (58.400 dinars). Par contre, ils sont carrément  en déca bas dans les secteurs de la construction (37.900 dinars) et des hôtels et restaurants (36.300 dinars).

Dans le secteur privé, les activités les mieux rémunératrices sont le secteur financier (75.200 dinars), la santé (46.300 dinars) et le commerce et réparation (44.400 dinars).

Les activités les moins payées dans ce secteur sont les industries extractives (26.800 dinars), l’immobilier et services aux entreprises (29.400 dinars) et la construction (30.800 dinars).

Or, l’enquête a montré, par ailleurs, que l’évolution globale des salaires entre 2018 et 2019 a connu une hausse de 2%.

Cette évolution est « relativement plus importante » dans le secteur privé avec 2,28% contre +1,8% pour le secteur public.

Globalement et par qualification, cette évolution est de +1,28% pour les cadres, +1,46% pour les agents de maîtrises, et de près de +3% pour le personnel d’exécution.

Dans le secteur public, la hausse de salaire en 2019 par rapport à 2018 est de 1,17% pour les cadres, 1,62% pour les agents de maîtrises et 2,67 pour les agents d’exécution.

Dans le secteur privé, la hausse est de 1,41% pour les cadres, 1,26% pour les agents de maîtrises et enfin 3,07% pour les agents d’exécution.

Les primes représentent 59% du salaire
Globalement, pour l’ensemble des deux secteurs et au niveau national, le salaire est composé à hauteur de 59% des primes et indemnités.

Dans le secteur public, le salaire de base représente 46% du salaire brut. Pour certains secteurs, la part du salaire de base est plus importante telle que l’activité financière, et le secteur des hôtels et restaurants avec, respectivement, 55% et 53%.

Dans le secteur privé, le salaire de base représente 65% du salaire brut. La part du salaire de base est plus importante dans les secteurs des activités financières (84%) et des hôtels-restaurants (77%).

L’enquête, réalisée en mai 2019, a été menée auprès de 705 entreprises composées de 484 entreprises publiques et de 221 privées nationales de 20 salariés et plus, représentant toutes les activités hormis l’agriculture et l’administration.

L’enquête n’évoque pas, par ailleurs,  si les salaires dans les deux secteurs s’accommodement ou pas avec les vertigineuses hausses des prix de larges de consommation notamment en 2020 et 2021 et si les ménages algériens arrivent  à résister à l’inflation galopante. L’enquête ne livre pas une étude comparative d’un salaire moyen algérien par rapport au salaire moyen dans d’autres pays.

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