-- -- -- / -- -- --
Nationale

Said Sadi claque la porte du RCD

Said Sadi claque la porte du RCD

L’ancien président et membre fondateur du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Said Sadi a annoncé, hier à Alger, qu’il ne sera plus un “militant structuré” du RCD, à l’occasion de la tenue du 5e congrès du parti.

S’exprimant dans sa dernière déclaration en tant que militant structuré, Sadi a indiqué dans un discours prononcé devant les militants et les cadres dirigeants du parti qu’il sera engagé dans d’autres registres et sur d’autres terrains.

“Mais je partagerai toujours avec vous nos postulats éthiques et j’honorerai comme au premier jour nos professions de foi”, a-t-il ajouté.

Les travaux du 5e congrès du RCD ont débuté hier à Alger avec pour ordre du jour la présentation du bilan du mandat du président sortant, Mohcine Belabbas (2012-2018), et l’élection du président du parti pour les cinq prochaines années.

L’élection du président est intervenue dans l’après-midi d’hier, avec trois candidats en lice, en l’occurrence le président sortant, Belabbas, une militante, Messoussi Fadéla et Salah Belmekki, membre du parti depuis 14 ans. Les résultats ne seront connus que tard dans la soirée.

Toutefois il semble, aux échos recueillis auprès des congressistes, que le président aurait plus de chances d’être reconduit en raison de sa bonne gestion de l’ère d’après Sadi, l’homme qui avait marqué le RCD depuis sa création jusqu’à son retrait en 2012.

La deuxième et dernière journée du congrès du RCD, qui coïncide avec le 29e anniversaire de la création du parti en 1989, sera consacrée aujourd’hui à l’élection des membres du Conseil national qui tiendra, à la fin des travaux du congrès, sa première session.

Pour rappel, dans son allocution d’ouverture du congrès, Belabbas, qui a présenté le bilan de son mandat, a indiqué qu’il a œuvré dans le sens de “perpétuer le combat du RCD pour le hisser au rang d’une formation politique fidèle à ses valeurs crédibles et agissantes”.

“Nous sommes des légalistes et nous pensons que les opportunités institutionnelles sont importantes, même si l’environnement général bloque leur mise en œuvre”, a-t-il relevé, ajoutant que le RCD a été fondé pour “une alternative autour d’un projet de société progressiste et démocratique”.

“Notre parti est une synthèse des luttes démocratiques, syndicales, identitaires et pour l’égalité entre tous les citoyens, portées par les jeunes générations d’après-guerre”, a-t-il dit, faisant observer que “notre responsabilité en tant que direction est de permettre à la jeunesse d’intégrer cette dynamique pour perpétuer ce combat à travers nos structures et bien sûr, renouveler et alimenter les espoirs”.

Il a rappelé à ce propos “la création, en 2015, de l’Organisation des jeunes du RCD,devenue aujourd’hui la cheville ouvrière du parti”, ainsi que la naissance, en 2016, de l’Organisation des femmes du RCD.

“Il y a lieu d’approfondir l’ancrage de cette organisation pour replacer notre parti comme le vecteur de l’émancipation et de l’égalité en droit”, a recommandé Belabbas, se disant “convaincu que l’Etat doit consacrer cette égalité dans le droit”.

Le président du RCD a également évoqué les “chantiers à prendre en charge dans l’urgence”, citant “la fin de la fraude électorale, l’affinement de la réflexion sur le parachèvement du processus institutionnel et juridique pour le statut de Tamazight”, estimant que l’Algérie a “besoin de rattrapages importants dans plusieurs domaines, telles la réforme du système judiciaire et la réhabilitation du système de santé”.

Pour Belabbas, le RCD milite en faveur “d’une Algérie démocratique et sociale dans laquelle le peuple est souverain pour se doter d’institutions de son choix.”

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email