-- -- -- / -- -- --


Nationale

Said Bouteflika: “Si je parle, l’Etat sera ébranlé”

Said Bouteflika: “Si je parle, l’Etat sera ébranlé”

Saïd Bouteflika, l’ancien conseiller du défunt président Abdelaziz Bouteflika, a affirmé , mardi devant le juge qu’il préfère garder le silence faute de quoi « l’Etat sera ébranlé ». Il a été reconnu coupable d’« entrave au bon déroulement de à la justice » et condamné à deux ans de prison ferme au terme d’un long procès au cours duquel le parquet avec requis sept ans ferme contre lui.

A une question du juge au tribunal criminel de Dar El-Beïda (Alger,) lui demandant  son dernier mot, le frère cadet de l’ancien chef d’État a lancé : “je détiens des secrets d’État et si je les divulgue, un jour, les fondements de l’État seront ébranlés. Je préfère garder le silence”.

Il  a aussi maintenu ses propos tenus le premier jour de sa comparution. “Je n’ai pas signé le PV qui m’a été présenté et celui que vous avez est un faux. Le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida m’a menacé, mais j’ai refusé de le signer”, a-t-il lancé à l’adresse du juge.

Le premier jour de son procès, Saïd Bouteflika a, en effet, déclaré qu’il avait été convoqué “comme témoin avant de se retrouver comme accusé”. “Le juge d’instruction m’a dit ou vous le signez ou vous assumez vos responsabilités. Je lui ai répondu : je ne le signe pas et j’assume mes responsabilités”, a-t-il dit.

“Il n’a pas de questions à me poser et il m’a dit que tu te caches derrière ton frère. Y a-t-il une preuve ? Non. Que des supputations”, a insisté Said Bouteflika,  en se présentant comme “une victime des réseaux sociaux”.
Par la suite, il a assuré que depuis 1999, il a fait le serment d’aller sur les pas de ceux qui l’ont élevé, comme Boumediene et son grand frère.

Pour sa part, l’ancien ministre et garde des sceaux Tayeb Louh a dressé un dur réquisitoire contre son successeur Belkacem Zeghmati en affirmant au président du tribunal criminel d’Alger qu’il a été derrière l’annulation du mandat d’arrêt contre l’ancien ministre de l’énergie Chakib Khelil.

Belkacem Zeghmati devait lui aussi être à ses côtés au box des accusés pour répondre des graves accusations portées à son encontre, selon Louh
« Lorsque j’étais à la tête du secteur, Belkacem Zeghmati est venu me dire qu’il a commis une erreur dans le dossier de Chakib Khalil et m’a dit qu’il allait corriger cette bavure en collaboration avec le juge d’instruction. Il a par la suite annulé le mandat d’arrêt international lancé contre l’ancien ministre de l’énergie et des mines », a confié l’ancien garde des sceaux.

Tayeb Louh a indiqué qu’il recevait des ordres de l’ancien Président de la République Abdelaziz Bouteflika .
« Said Bouteflika n’a rien à voir dans cette affaire, il n’a jamais intervenu en faveur d’une personne il ne m’a jamais donné des directives pour prononcer des jugements de partialités », a t-il encore dit.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email