Sahara occidental: Une cause qui ne faiblit pas
Les Sahraouis, sur tous les fronts de lutte et de combat, dans les camps de la dignité, les territoires occupés et en exil, ne renonceront jamais à leurs nobles objectifs pour recouvrer leur liberté et leur souveraineté. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre sahraoui, Bouchraya Hammoudi Bayoun.
Dans une intervention prononcée lors de la séance de clôture de la 14e édition de l’Université d’été des cadres du Front Polisario et de l’Etat sahraoui, organisée à l’Université M’hamed Bougara, Bayoun a souligné que « les Sahraouis ne renonceront pas à leurs nobles objectifs et comptent sur eux-mêmes pour les réaliser », s’appuyant sur « la justesse de leur cause et le soutien de leurs amis et alliés à travers le monde, à leur tête l’Algérie ».
Il a ajouté que cette université d’été, qui a toujours constitué un « vaste espace intellectuel permettant d’enrichir les connaissances des cadres dans divers domaines », demeure un « témoin vivant de la profondeur de l’alliance fraternelle entre nos deux peuples et nos deux Etats ».
Cette manifestation, a-t-il dit, se renouvelle toujours pour « consacrer l’accompagnement, par l’Algérie digne et fidèle, de la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l’indépendance, conformément à l’esprit de l’éternelle révolution de Novembre ».
A ce propos, le dirigeant sahraoui a précisé que la question sahraouie « bénéficie, depuis le milieu du siècle dernier, d’un intérêt particulier au sein de l’Assemblée générale des Nations unies et du Conseil de sécurité de l’ONU, ayant conduit à un processus de règlement visant à parachever la décolonisation et à consacrer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination », ajoutant que « ce processus n’a pas encore abouti en raison du non-respect par l’occupant marocain de la légalité internationale ».
M. Bayoun s’est dit profondément convaincu que « toute solution en dehors de la légalité internationale ne saurait aboutir à un règlement définitif du conflit, ni instaurer la stabilité dans la région, et ne sera pas acceptée par le peuple sahraoui », soulignant que « toute solution à ce conflit doit être validée par le peuple sahraoui en tant que détenteur de la souveraineté sur son territoire ».
Par ailleurs, les travaux de la 14e session de l’université d’été, qui se sont déroulés pendant 10 jours à l’université M’hamed Bouguara de Boumerdès, se sont achevés avant-hier, en présence d’un nombre remarquable de membres du corps diplomatique accrédités en Algérie, ce qui témoigne de l’importance de la cause sahraouie aux niveaux continental et international.
La cérémonie de clôture de cet événement a réuni des représentants des ambassades du Mozambique, du Zimbabwe, de l’Ouganda, du Venezuela, de la Mauritanie, de l’Afrique du Sud, de la Namibie, de Cuba et du Nicaragua, ainsi que l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, Khatri Adouh, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Saïd Ayachi, et des représentants d’organisations de défense des droits de l’homme, du Forum diplomatique de solidarité avec le peuple sahraoui et de l’Organisation de l’unité syndicale africaine (OUSA).
Plusieurs interventions ont été prononcées à cette occasion, notamment celle de l’ambassadeur d’Afrique du Sud, Ndumiso Ndima Ntshinga. Ce dernier a notamment souligné, dans son allocution, l’importance de poursuivre les efforts visant à soutenir la cause sahraouie et à relever les défis en impliquant les jeunes Sahraouis et les représentants de la société civile, et en leur apportant un soutien dans leur quête de liberté.