Sahara Occidental: Sanchez désavoué par le Parlement espagnol – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Sahara Occidental: Sanchez désavoué par le Parlement espagnol

Sahara Occidental: Sanchez désavoué par le Parlement espagnol
Le PM espagnol Pedro Sanchez

Le revirement du gouvernement espagnol sur la question sahraouie a été encore une fois rejeté par le Parlement espagnol. Le Premier ministre Pedro Sanchez vient de subir un camouflet sur le dossier du Sahara occidental, après sa décision d’accepter les thèses marocaines sur la mise en place d’un « plan d’autonomie », qui n’est qu’une vaste supercherie déguisant une colonisation et une occupation de facto des territoires appartenant à un peuple libre.

C’est la deuxième fois, en l’espace d’un mois, que le parlement espagnol rejette la décision de Sanchez. En effet, le congrès espagnol a adopté une résolution ce jeudi réaffirmant « la nécessité de conclure le processus de décolonisation du Sahara Occidental, dans le respect scrupuleux de la légalité internationale, dans le cadre des résolutions de l’ONU », selon les termes d’un communiqué publié sur le site de l’institution parlementaire ibérique.

Le 7 avril dernier, les parlementaires espagnols ont rejeté également la nouvelle position du gouvernement de Madrid abandonnant sa position historique de neutralité à l’égard du conflit sahraoui dont l’Espagne est l’ex-colonisateur. Des milieux politiques et médiatiques ont toujours insisté non seulement sur le rôle historique de l’Espagne, en tant qu’ancien colonisateur, mais aussi sur sa responsabilité éthique et morale envers la communauté internationale et le peuple sahraoui, puisqu’elle devait préparer dans des conditions légales un référendum d’autodétermination avant le départ de ses troupes du territoire en 1975.

D’ailleurs, un recensement de la population sahraouie avait été initié et commencé par les autorités coloniales espagnoles, avant que l’opération ne s’arrête avec l’accord secret de Madrid, signé en novembre 1975, sur le partage du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie.

Avec ce désaveu du congrès espagnol et son rejet catégorique du soutien ibérique au plan du Makhzen, le gouvernement Sanchez est édifié sur le maintien de la ligne historique et traditionnelle de l’Espagne et de son opinion publique intérieure. Cette ligne insiste sur le processus de décolonisation du territoire sahraoui dans le cadre des résolutions des Nations Unies.

La classe politique espagnole est majoritairement contre la nouvelle position de Madrid et le Premier ministre n’a le soutien que des parlementaires du parti socialiste dont il est issu. Même les autres partis de la coalition gouvernementale rejettent le revirement de Sanchez sur le dossier du Sahara occidental.

Pour rappel, le Front Polisario a exigé que le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez « rectifie » sa position concernant le Sahara occidental, notant que son récent revirement était contraire à la légalité internationale et qu’il représentait une prise de position unilatérale car, non soumise à l’approbation du Parlement espagnol.

Le Polisario a critiqué le fait que « le gouvernement espagnol se tienne aux côtés d’une puissance occupante, qui est le Maroc, qu’il prenne ses distances avec le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et qu’il s’exclue du processus des Nations unies visant à rechercher une solution conformément au droit international ».

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