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Sahara occidental : Quand le Maroc vante “les charmes” de ses prisons !

Sahara occidental : Quand le Maroc vante “les charmes” de ses prisons !

Douze ans après le démantèlement du camp de Gdeim Izik, camp installé par les Sahraouis à une quinzaine de km d’El Aïoun occupée (Sahara occidental), un collectif d’avocats et d’ONG, a déposé 6 plaintes contre le Maroc, devant le Comité contre la torture (CAT) des Nations unies à Genève.

Il s’agit d’un nouvel engagement de plusieurs avocats, entourés d’associations, comme la FIDH et surtout la Ligue des Prisonniers Politiques Sahraouis (LPPS), présents et actifs dans tous les combats et toujours attentive aux difficultés de leurs familles.

Ce collectif s’engage sur deux sujets : dénoncer les procès à charge construits sur la base d’aveux obtenus sous la torture par les services policiers du Makhzen. Ces procès ont abouti à de très longues condamnations et à des conditions d’incarcération très difficiles, voire terribles. Le collectif s’étonne que le Maroc fasse bien peu de cas des premières condamnations arrêtées par le CAT, suite à de précédentes plaintes. Et surtout ce collectif demande leur libération.

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Collectif souligne « qu’au même moment le Maroc passe « son examen droits de l’homme » auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, l’EPU, ses autorités et médias réagissent très vite au dépôt des 6 plaintes.  Négation outragée des informations recueillies par le collectif, dénoncées comme simples allégations et plaintes mensongères, orchestrées de l’étranger ».

Le texte estime que « les arrêts pris par le Collectif depuis 2016 ne semblent pas émouvoir les autorités et les médias marocains, bien au contraire. Ces mêmes articles décrivent avec précision les prisons marocaines modèles de bien vivre. Leur qualité de vie les fait presque ressembler à de sympathiques centres de vacances ! » 

« Un tel cynisme dans ses excès n’est pas loin d’être ridicule. Mais ce qui est en jeu c’est des hommes en prison sans justifications depuis 13 ans, des familles privées de leurs père, mari, bien souvent de toute ressource mais surtout ce qui est en jeu c’est une folie nationaliste qui depuis 47 ans empêche l’autodétermination d’un peuple », souligne encore le Collectif.

Le collectif indique que « ces prisonniers, leurs familles qui portent plainte, les militants hommes et femmes tout autour, sont d’abord un peuple uni capable de résister à tout, disparition, torture, discrimination, intimidation sous toutes ses formes, et de poursuivre leur combat pour leur autodétermination, pour leur liberté de choisir leur avenir. En tout premier lieu c’est leur combat pour la liberté des prisonniers coupables d’avoir réclamé publiquement cette autodétermination ».

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