Sahara occidental : L’expertise coloniale sioniste au service du Maroc – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Nationale

Sahara occidental : L’expertise coloniale sioniste au service du Maroc

Sahara occidental : L’expertise coloniale sioniste au service du Maroc

Il est de notoriété publique, depuis des décennies, que l’armée marocaine s’est offerte l’expertise meurtrière de l’armée israélienne dans sa colonisation des territoires palestiniens. La nature coloniale des deux régimes ne pouvait que faciliter leur jonction et leur coopération dans la sinistre entreprise de domination des peuples.

Israël foule au pied toutes les résolutions onusiennes, méprisant les appels de la communauté internationale et les aspirations du peuple palestinien, comme le fait actuellement, depuis 1975, le régime marocain. Ce dernier occupe illégalement le Sahara occidental et refuse au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination, comme le stipule des dizaines de résolutions du Conseil de sécurité, alors qu’une mission de l’ONU, la Minurso, se trouve sur place et a pour rôle de préparer ce scrutin depuis plus de 34 ans.

Au début des années 1980, alors que les soldats de Rabat s’enlisaient au Sahara occidental sous les coups de l’armée de libération sahraouie, le roi Hassan II chercha le savoir-faire colonial sioniste. Grâce à ses bonnes relations avec l’entité et les ramifications du vaste réseau de la diaspora juive d’origine marocaine, le Makhzen obtint satisfaction.

Le premier à fouler le sol sahraoui est le général Ehud Barak, qui sera celui qui proposa aux Forces armées royales d’occupation de construire un mur tout le long de la frontière entre le « Sahara utile » et les territoires libérés. C’est le fameux mur des sables, long de 2 700 km. Le plan consistait également à semer dix millions de mines antipersonnel et antichar pour prévenir et contenir les raids de la guérilla du mouvement indépendantiste, le Front Polisario.

C’est le début d’une longue coopération entre le Maroc et Israël. Ce mur de fortification était une copie conforme du mur Bar Lev, construit au Sinaï après la guerre de juin 1967 et qui séparait Israël de l’Egypte, tout le long du canal de Suez.

La normalisation des relations diplomatiques en 2020 a finalement scellé une solide alliance en matière de défense, de formation militaire, de renseignement, de cybersurveillance et, surtout, dans l’industrie des équipements militaires et des armes.

Rabat cherchait ce partenariat avec les sionistes pour dominer le territoire sahraoui, réprimer son peuple et établir un système de colonisation semblable à celui qui a été érigé par Israël en Palestine occupée.

Pour la première fois, la presse française s’est penchée sur cette question. Ce mercredi, le journal l’Humanité a publié une longue enquête sur cette aide sioniste au Maroc, notamment au Sahara occidental. Pour l’occupant marocain, l’expertise ou le savoir-faire dans la répression de la résistance populaire est primordiale. L’entité sioniste a indéniablement acquis une expérience dans ce tableau noir, où se mêlent tortures, meurtres, détentions arbitraires des militants palestiniens, spoliations des biens et exil forcé des populations de leurs espaces familiers.

Voulant à tout prix étouffer les voix des indépendantistes sahraouis au Sahara occidental occupé, le Makhzen a rapidement décidé de mettre les moyens en demandant à bénéficier de ce savoir-faire israélien. Quelques semaines après la normalisation officielle, des conseillers militaires et des experts israéliens ont été envoyés au Maroc et au Sahara occidental, avec pour mission principale la réorganisation de l’armée royaliste dans le Sahara occidental, la révision de son système de défense, son réarmement et, éventuellement, l’adoption de nouvelles tactiques d’attaque contre les unités du Polisario, en utilisant l’arme des drones. Dans les villes et les localités sahraouies, la cybersurveillance était systématique avec l’usage du logiciel d’espionnage israélien Pegasus.

Il faut dire que Tel-Aviv a déjà envoyé, en 2021, un groupe d’officiers spécialisés au Maroc. Ils se sont établis dans une base militaire dans le sud du pays, située à une trentaine de kilomètres des frontières algériennes, l’objectif étant clairement l’écoute, l’observation et le contrôle des mouvements aussi bien des unités de l’Armée populaire de libération sahraouie que ceux de l’Armée nationale populaire.

 L’envoi serait une réponse à une demande de Rabat qui cherche une aide conséquente pour faire face à son enlisement militaire au Sahara occidental, notamment au niveau de toute la bande du mur des sables, long de 2 700 km.

Selon le quotidien israélien Haaretz, ces conseillers apprennent des tactiques et des plans militaires à leurs homologues marocains pour contrer « le Front Polisario qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental », et le plan US/Israël a tout fait pour provoquer, en lui enlevant son autonomie et sa zone tampon à Guerguerat.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email