Sahara occidental : Les restrictions marocaines, une violation flagrante du droit international – Le Jeune Indépendant
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Sahara occidental : Les restrictions marocaines, une violation flagrante du droit international

Sahara occidental : Les restrictions marocaines, une violation flagrante du droit international

L’association pour la protection des défenseurs sahraouis des droits humains « Soleil de la liberté » a souligné que les restrictions imposées par les autorités d’occupation marocaines à la liberté de circulation des civils dans les villes du Sahara occidental occupé constituaient « une violation flagrante » des règles du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits de l’Homme, dénonçant l’interdiction par Rabat à l’activiste sahraoui Yahia Mohamed El-Hafedh de voyager.

Dans un communiqué, le bureau exécutif de l’association « Soleil de la liberté » a condamné « les obstacles que le régime marocain dresse pour entraver le travail des défenseurs des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés » et déploré l' »interdiction par les autorités d’occupation à l’activiste Yahia Mohamed El-Hafedh de se rendre dans la ville de Laâyoune occupée, après avoir fait l’objet dimanche d’agressions physiques et verbales de la part des agents des forces de répression marocaines, lui causant des blessures dans plusieurs parties du corps ».

« Après avoir été transféré dans la nuit par sa famille dans un hôpital de la ville de Tan-Tan, dans le sud du Maroc, Yahia Mohamed El-Hafedh, a de nouveau été encerclé par plusieurs véhicules des forces d’occupation marocaines et contraint de quitter l’hôpital sans recevoir les soins nécessaires », a ajouté l’association.      

Et de préciser également que « l’agression contre Yahia Mohamed El-Hafedh est intervenue quelques jours après sa libération, après avoir purgé une peine injuste de 15 ans de prison », soulignant que ce traitement s’inscrit « dans le cadre de la politique de pression que mène l’occupant marocain envers les défenseurs sahraouis des droits de l’Homme en les privant notamment de leur droit de circuler et de voyager », outre « la fermeture de l’accès aux territoires sahraouis occupés aux organisations des droits de l’Homme et aux observateurs internationaux, afin de les empêcher d’examiner la situation des droits de l’Homme » qui ne cesse de se dégrader au Sahara occidental occupé.

De son côté l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’Homme commises par l’Etat marocain (ASVDH) a dénoncé la poursuite par l’occupant marocain de sa politique d’intimidation et de ses agressions contre les activistes sahraouis, notamment la militante des droits de l’Homme, Sukeina Jadahlu, qui a passé plus de 12 ans de sa vie « dans les horribles prisons secrètes du Maroc ».

Dans un communiqué, l’ASVDH « exprime sa solidarité pleine et inconditionnelle à cette défenseuse sahraouie des droits de l’Homme, mère de la résistance sahraouie dans les villes sahraouies occupées par le Maroc », précisant que Sukeina Jadahlu est la cible d' »attaques et d’agressions continues menées par l’occupation marocaine, en raison de sa lutte, ses convictions et son activisme en faveur d’une République sahraouie libre et souveraine ».

En ce sens, l’ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales sahraouie « rejette et dénonce les attaques contre Sukeina Jadahlu, sa famille et ceux qui étaient avec elle en représailles de leurs activités, positions, identité et activisme », poursuit le communiqué.

L’ASVDH « tient le Maroc pleinement responsable de tout ce qui pourrait porter atteinte à l’intégrité physique et psychique de la militante, du fait des agressions systématiques dont elle fait l’objet », ajoute la même source.

A cet effet, l’association sahraouie a « réitéré son appel aux Nations unies, à la Croix-Rouge internationale et à toutes les organisations internationales de défense des droits de l’Homme à intervenir d’urgence afin de protéger les civils et militants sahraouis sans défense face à la poursuite de la répression, de la persécution et de l’intimidation », par l’occupant marocain, souligne le texte.

« Il est temps que l’ONU honore les principes pour lesquels elle a été créée : préserver la paix et instaurer la justice », conclut l’association dans son communiqué.

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