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Nationale

Sahara Occidental: Le Premier ministre espagnol victime d’un chantage du makhzen

Sahara Occidental: Le Premier ministre espagnol victime d’un chantage du makhzen
Le PM espagnol Pedro Sanchez

Il ne fait plus de doute maintenant que le revirement incroyable du gouvernement espagnol sur la question du Sahara occidental a un lien direct avec un chantage marocain, après les révélations sur l’espionnage de son téléphone au moyen du logiciel israélien Pegasus.

Ce ne sont plus les médias qui en parlent, mais des partis politiques espagnols, qui pensent que leur chef du gouvernement ne peut changer une politique d’une manière aussi radicale et sans explication logique sur la question sahraouie qui fut depuis toujours une question liée à un processus de décolonisation, et que Madrid a finit par l’accepter par une neutralité positive.

La question est posée depuis plusieurs jours et ne cesse de retenir l’attention et l’intérêt de nombreux milieux. Alors, le Président du Conseil espagnol Pedro Sanchez, a-t-il été victime de chantage du Makhzen et son allié sioniste le Mossad? Pour le parti radical Podemos, Pedro Sanchez, comme sa ministre de la Défense, Mme Margarita Robles, ont été longtemps espionné.

Les données récupérées par les services secrets marocains leur ont permis d’actionner facilement du chantage sur les deux victimes. Les observateurs savent que les services du Makhzen usent et abusent de ces procédés depuis toujours à l’encontre de toutes les personnalités politiques, diplomates, sportifs, artistes, intellectuels et universitaires, scientifiques, des banquiers et des hommes d’affaires qui visitent le royaume marocain pour des séjours touristiques ou des séminaires ou même dans le cadre d’un travail.

Cette fois, avec l’apparition des nouvelles technologies d’espionnage des téléphones cellulaires, le makhzen ne rate aucune opportunité pour investir ce créneau, dans l’objectif de réprimer et de mater la contestation sociale interne, les activistes dans les régions du Rif et les indépendantistes sahraouis dans les territoires du Sahara occidental.

Le piratage des téléphones grâce au logiciel espion Pegasus, crée par la société israélienne NSO, a été déjà dénoncée par les médias européens l’an passé, suite à une enquête mondiale, qui révélèrent que les services marocains ont espionné à grand échelle des milliers de personnalités, dont plus de 6000 algériens.

Pour les espagnols, rien n’est exclu. Les marocains sont tout désignés dans cette nouvelle affaire. Car, c’est la seule explication sensée trouvée dans le revirement du gouvernement socialiste au sujet du dossier sahraoui. Bien plus, certains observateurs rappellent les déclarations de Sanchez faites en territoire émirati, en février dernier, au sujet de son engagement en faveur de la sécurisation énergétique du Maroc, et son implication directe dans le conflit ukrainien en s’alignant sur la ligne du front anti-russe.

Ces changements stratégiques des autorités espagnoles ont étonné les diplomates et experts, sachant que l’Espagne avait noué des rapports économiques étroits avec l’Algérie et qu’elle a subi des chantages féroces au moyen de migrants et de mineurs qui s’introduisent par milliers et par vagues successives dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, grâce à la permissivité et au relâchement de la police des frontières marocaines. Madrid avait alors qualifié cet afflux de clandestin d’« agression à l’égard des frontières espagnoles mais aussi des frontières de l’Union européenne » et dénoncé un « chantage » du Maroc qu’elle avait accusé d’« utiliser des mineurs ».

Selon les autorités espagnoles, deux infections ont été confirmées sur le téléphone de M. Sanchez en mai 2021, et une autre sur le téléphone de Mme Robles en juin 2021. Selon le quotidien El Pais, les hackers ont extrait 2,7 gigas de données du téléphone de M. Sanchez et 9 mégas de celui de Mme Robles, mais le gouvernement ignore encore « la nature de l’information volée et son degré de sensibilité ». L’analyse de ces appareils a confirmé que des données en avaient été extraites. Il s’agit de leurs téléphones officiels, mis à leur disposition par l’Etat, et non privés.

Pour rappel, Pegasus est un logiciel très puissant, développé par la société israélienne NSO Group, capable d’aspirer toutes les données d’un téléphone, y compris les messages échangés par des applications comme WhatsApp ou Viber. C’est la première fois que l’infection d’un appareil d’un chef de gouvernement en exercice est confirmée.

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