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Nationale

Sahara occidental: Ghali dénonce un blocage du processus de paix

Sahara occidental: Ghali dénonce un blocage du processus de paix

À quelques jours du 15e congrès du Front Polisario, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a dénoncé dimanche depuis Tifariti (territoires sahraouis libérés), ce qu’il qualifie de blocage du processus de règlement du conflit au Sahara occidental, pointant du doigt la France pour sa complicité dans le maintien d’une telle situation.

Il a indiqué que la Conférence nationale préparatoire du 15e congrès du Front Polisario se déroule dans des circonstances particulières et face à des défis sur différents fronts, compte tenu de la politique d’intransigeance et d’obstruction du régime d’occupation marocain, avec le soutien clair de la France, au processus de paix et à la recherche d’une solution définitive.

Ghali poursuit : « Plus de vingt-huit ans après la conclusion du cessez-le-feu entre les armées sahraouie et marocaine sans atteindre l’objectif principal qui est d’organiser un référendum pour déterminer le sort du peuple sahraoui, le Front souligne qu’il ne peut continuer à traiter de la même manière avec les efforts de l’Onu, à moins que le Conseil de sécurité n’assume sa responsabilité et ses engagements de mettre en œuvre toutes les dispositions établies dans le plan de l’accord ONU-UA, approuvé en 1991 », avertit-il lors de l’ouverture de la conférence préparatoire du 15e congrès prévu du 19 au 23 décembre courant.

Ghali a souligné aussi que « ce 15e congrès du Front Polisario doit être une occasion pour de véritables transformations, à travers lesquelles le peuple sahraoui fera comprendre que rien ne le découragera de continuer dans sa juste lutte et d’utiliser toutes les formes légitimes jusqu’au recouvrement de la souveraineté complète sur l’ensemble du territoire de la RASD ».

Il éclaire davantage la position de la partie sahraouie sur l’évolution de ce dossier qui semble relégué, ces derniers temps, au second plan par les instances internationales.

Par ailleurs, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, vendredi dernier, une nouvelle résolution par laquelle elle a réaffirmé ses responsabilités envers le peuple sahraoui et le droit inaliénable de celui-ci à l’autodétermination, réitérant son soutien au processus politique mené par l’organisation internationale pour le règlement de la question du Sahara occidental. La Commission des questions politiques spéciales et de décolonisation (4e Commission) relevant de l’ONU a adopté cette recommandation en octobre dernier sous le titre « Mise en œuvre de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux ». Chose que le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, considère comme une affirmation de la part de la communauté internationale qui « reconnaît à l’unanimité que le Maroc empêche la Minurso (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental) d’organiser un référendum d’autodétermination, ce pays étant convaincu de l’attachement du peuple sahraoui à son droit à l’indépendance pour lequel il a sacrifié de nombreux chouhada ».

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