Saâdaoui lance le bac depuis Tizi Ouzou : Une session zéro papier
Depuis la wilaya de Tizi Ouzou, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a donné, ce dimanche, le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat. Une édition placée sous le signe de la modernisation, avec la généralisation du « zéro papier », le renforcement du dispositif anti-fraude et des mesures destinées à garantir les meilleures conditions d’examen à travers le territoire national.
De retour au siège de la wilaya, Mohamed Seghir Saâdaoui est revenu sur la situation de son département ministériel et, plus particulièrement, sur les conditions d’organisation du baccalauréat. Dans ce sens, il a indiqué que toutes les mesures ont été prises afin que les candidats passent l’examen dans les meilleures conditions possibles.
Le ministre a également expliqué que la coupure d’internet durant la période des examens avait déjà été réduite l’année dernière. Il a toutefois rappelé que les centres d’examen sont équipés de technologies modernes capables de détecter immédiatement l’utilisation de téléphones portables ou d’autres appareils électroniques. Il a réitéré son appel aux candidats pour qu’ils respectent strictement la réglementation en vigueur.
En outre, il a mis en avant les efforts déployés pour lutter contre les tentatives de perturbation, saluant le niveau de conscience des candidats, qui s’est traduit par une diminution des fausses informations et des contenus trompeurs circulant sur les réseaux sociaux à la veille des examens.
Le premier responsable du secteur a, à cette occasion, souligné la coordination entre les différents partenaires afin de garantir le bon déroulement de cet examen national, affirmant que toutes les conditions ont été réunies pour assurer son succès. Il a notamment cité les dispositions prises pour équiper les centres d’examen en dispositifs de climatisation, en particulier dans les régions du sud du pays.
Par ailleurs, le ministre est revenu sur la situation de son secteur, qui connaît, selon lui, une nette amélioration, les problèmes et difficultés signalés ayant été pris en charge. Il a, aussi, précisé que l’ensemble du parcours de préparation de cet examen, ainsi que celui des concours de recrutement, a été marqué par l’adoption de la politique du « zéro papier », s’inscrivant dans le cadre de la stratégie nationale de transformation numérique et d’interconnexion entre les différents secteurs.
Par ailleurs, le ministre a rappelé l’engagement du secteur à garantir les meilleures conditions possibles pour l’ensemble des candidats, notamment ceux à besoins spécifiques, les malades ainsi que les détenus, grâce à des mesures adaptées à chaque catégorie. Il a, en outre, salué l’élan de solidarité observé durant la période des examens, tant au niveau des établissements scolaires que des citoyens, contribuant à offrir un climat favorable aux candidats.
Dans une optique d’amélioration des résultats, Mohamed Seghir Saâdaoui a appelé les directions de l’éducation à conclure des accords de jumelage entre établissements, afin de favoriser l’échange d’expertise entre les équipes pédagogiques et les associations de parents d’élèves. Il a qualifié cette démarche de « mission nationale partagée ».
Le ministre a également salué les résultats enregistrés par le secteur de l’éducation dans la wilaya de Tizi Ouzou, appelant les acteurs du secteur à poursuivre les efforts engagés et à s’inspirer des modèles performants.
Concernant le dossier des enseignants contractuels, il a rappelé qu’ils ont eu la possibilité de participer au concours de recrutement récemment organisé, avec prise en compte de leur expérience professionnelle. S’agissant de la problématique de la surcharge des classes, il a souligné que le budget du ministère connaît une augmentation progressive, dont une part importante est consacrée au renforcement des infrastructures éducatives.
Saâdaoui a ensuite évoqué les raisons de la réussite enregistrée aux examens à l’échelle nationale, particulièrement dans la wilaya de Tizi Ouzou. « Cette réussite, dont nous sommes fiers, a-t-il déclaré, nous la devons à la grande famille de l’éducation ainsi qu’aux parents d’élèves qui ont su conjuguer leurs efforts pour accompagner les élèves tout au long de leur scolarité ».
A la question du Jeune Indépendant de savoir si, en tant qu’universitaire puis ministre, il cautionnait l’idée défendue par certains intellectuels visant à supprimer le baccalauréat en tant qu’examen ouvrant l’accès à l’université et aux études supérieures, le ministre a indiqué que cette question relevait des prérogatives du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
S’agissant de la place du tamazight dans l’enseignement, le ministre a affirmé sans ambages qu’il s’agit d’une matière, au même titre que toutes les autres. Il a même souligné que l’enfant s’épanouit davantage lorsqu’il commence son apprentissage dans sa langue maternelle.
« Selon les principes de notre système éducatif national, l’apprentissage des langues étrangères intervient après celui des langues nationales », a-t-il précisé.
Il convient enfin de noter que Mohamed Seghir Saâdaoui a abordé une multitude de sujets concernant son secteur. La wilaya de Tizi Ouzou compte 21 267 candidats, dont 421 issus du lycée Amirouche.