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Nationale

Saâdani se« méfie » d’Ouyahia

Saâdani se« méfie » d’Ouyahia

Le SG du FLN, Amar Saâdani, ne croit pas au bon voisinage même si son parti et celui du RND sontdeux alliés du président Bouteflika.« Moi je ne fais pas confiance au discours du RND malgré les messages d’apaisement envoyés par Ahmed Ouyahia », a-t-il dit hier lors d’une rencontre avec les étudiants à Zéralda.

La semaine dernière le SG du RND, Ahmed Ouyahia, avait tenté un rapprochement amical avec le SG du FLN par un salut fraternel : « Je salue fraternellement Amar Saâdani. Le FLN est notre principal allié politique et il le restera. Ces gens-là (l’opposition) espèrent une guerre entre le RND et le FLN. Ils veulent que je réponde à Amar Saâdani et au FLN » a-t-il dit. Mais le SG du FLN ne veut plus de cette amitié et il le dit avec force : « Je n’ai pas de conflit personnel avec Ahmed Ouyahia, mais en politique, je ne peux pas faire confiance à un politicien comme Ouyahia » lance-t-il encore, mettant fin à une cohabitation qui a duré plus de quinze ans. C’est une fin de non-recevoir. Entre ces deux partis il n’y a plus de dialogue possible.

Le fossé s’est élargi entre eux au fur et à mesure que les événements s’accéléraient. Qu’en sera-t-il de leur avenir commun ? Le FLN accuse Ahmed Ouyahia d’avoir été l’instigateur de l’article 51 de la nouvelle Constitution qui exige la nationalité algérienne exclusive pour l’accès à certaines hautes fonctions de l’Etat. Est-ce cet article qui a mis le feu aux poudres ? Or, si les deux chefs se disputent depuis quelque temps le poste de Premier ministre, ce qui est au demeurant logique au vu de leurs ambitions respectives, la rupture politique semble loin de se dissiper.Saâdania encore une fois revendiquéle poste de Premier ministre. La semaine dernière,il est revenu sur cette revendication dans un entretien accordé à l’agence de presse allemande DPA. Le patron du FLN avait réitéré sa position en réaction au démenti apporté par une source de la présidence de la République de maintenir Abdelmalek Sellal à la tête de l’Exécutif. Le SG du FLN n’est pas prêt à renoncer à cette ambition. Sera-t-il entendu ? En tous cas, il a profité de cette rencontre avec les étudiants pour évoquer un éventuel remaniement en mars.

Le projet de révision de la Constitution précise que le président de la République doit consulterla majorité parlementairepour la désignation de son Premier ministre. Par ailleurs Saâdani a accusé l’opposition de « favoriser l’ingérence étrangère » .Il a appelé le peuple à soutenir l’Armée nationale populaire (ANP) déployée sur les frontières et dans le sud pour protéger le pays, rappelant que l’Algérie était “le seul pays qui n’a pas été touché par le “printemps arabe”, Saâdani a critiqué “le désintérêt affiché par les partis de l’opposition face à la situation dans le sud, aux menaces sur les frontières et à la conjoncture économique actuelle”.

Il a en même temps invité les cadres du parti et ses militants à “bien se préparer aux élections législatives et locales prévues en 2017 pour maintenir le parti au premier rang”. Le secrétaire général du FLN a affirmé par ailleurs que l’initiative lancée par son parti “est toujours d’actualité”, ajoutant que 36 formations et associations l’ont endossé. 

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