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Nationale

Saâdani persiste et signe : «Le poste de Premier ministre revient au FLN»

Saâdani persiste et signe : «Le poste de Premier ministre revient au FLN»

Alors qu’une dépêche de l’APS citant une source anonyme à la présidence de la République tente de mettre fin à une mini-polémique sur le remaniement, voire la démission du gouvernement Sellal, le SG du FLN Amar Saâdani ne voit pas les choses de cette manière et le fait savoir sans ambages. 

« Nous continuerons à réclamer le poste de Premier ministre, qui doit échoir au parti majoritaire » dit-il lors d’un entretien accordé vendredi dernier à l’agence allemande d’information DAPD soit le lendemain du démenti de la présidence.

Interrogé sur le retour possible d’Ahmed Ouyahia au poste de Premier ministre, Saâdani indique que ce dernier a déjà « occupé par le passé plusieurs fois ce poste » et qu’il est tout naturel que le poste revienne à son parti, le FLN.

Jeudi dernier, une « source autorisée » de la présidence de la République a confié à l’APS que la démission du gouvernement Sellal n’est « pas à l’ordre du jour », arguant qu’aucune disposition de la Constitution révisée ne le prévoit : « Rien dans la

Constitution révisée ne nécessite une démission du gouvernement, qui n’est donc pas à l’ordre du jour », révèle cette source à une question de l’agence sur la persistance des « spéculations » dans les médias.

Le SG du FLN s’en prend, par ailleurs, également aux partis de l’opposition qui, dit-il, « continuent de dénigrer » la nouvelle mouture de la Constitution : « Ces gens-là (les partis de l’opposition) s’opposent dans les salons et les châteaux, et ils sont incapables de faire sortir le peuple ! » dit-il. Ils menacent de faire campagne contre le texte, d’écrire et de sortir dans la rue.

Or, ils n’ont rien proposé et continuent de dénigrer la Constitution malgré sa large adoption par le Parlement. Maintenant s’ils veulent sortir dans la rue pour exprimer leur rejet, qu’ils sortent pour voir si les gens vont les soutenir ou pas ! 

Au plus ils mobiliseront quelques personnes » lance-t-il. Interrogé s’il existe un lien direct entre la révision de la Constitution et la prochaine présidentielle, Saâdani n’y voit aucune cause à effet et affirme que le président Bouteflika garde intactes ses facultés pour achever son mandat en 2019 : « La présidence de la République n’est pas un gâteau qu’on partage entre amis du président Bouteflika ou quiconque » dit-il.

Ouyahia calme le jeu

Le SG par intérim du RND, Ahmed Ouyahia, a lui aussi envoyé une volée de bois vert à l’opposition. 

Après avoir tenté de minimiser la guerre psychologique que lui livre le FLN, Ouyahia décide de calmer le jeu en voyant dans ce parti un allié sûr et sur lequel il compte pour barrer la route aux dangers qui guettent le pays : « Au nom des militants du RND, de Bordj-Badji-Mokhtar à Oum Teboul et de Djanet à Tamanrasset, je redis que le FLN est un allié stratégique du RND au service de l’Algérie. »

Selon Ouyahia les principaux partis, dont notamment le FLN, étaient « mobilisés pour protéger le pays contre toute menace ou tout danger visant à casser la maison Algérie et la cohésion nationale ».

Il a tenu à adresser un « salut particulier » au SG du FLN, affirmant au passage que les deux partis (FLN et RND) « œuvrent, contrairement à ce que tentent de faire accroire certains perturbateurs voulant investir dans le vent du printemps arabe, à défendre les intérêts du pays et à lutter contre tous les dangers qui le menacent ».

Le RND est décidé à « maintenir sa ligne et à travailler dans le cadre des valeurs du premier Novembre et du patriotisme » et est déterminé à « demeurer au premier rang pour assumer ce rôle », a-t-il souligné insistant sur le « soutien indéfectible » du RND au président Bouteflika. Rappelant le discours du président de la République à Sétif le 8 mai 2012, Ouyahia a indiqué, que le président Bouteflika « voulait et pouvait partir se reposer, mais pour des raisons liées à la protection du pays, et que l’Histoire dévoilera plus tard, il a décidé de se sacrifier pour l’Algérie ».

La sortie d’Ouyahia étonne parce que c’est la première fois qu’un haut responsable de l’Etat évoque le désir de partir du président Bouteflika en 2012.

Cette année-là, le chef de l’Etat avait lancé la fameuse phrase de « Tab Jnanna » pour dire que c’est le moment de quitter la scène et laisser la place à d’autres plus jeunes qui vont continuer le travail de redressement. Ouyahia est revenu sur les menaces extérieures, faisant allusion au bruit des bottes qui se font entendre à la frontière avec la Libye. Selon le SG du RND, l’Algérie, qui a vaincu le terrorisme, « veut aujourd’hui relever d’autres défis vitaux » comme la stabilité du pays, qui se trouve aujourd’hui entouré d’une « ceinture de feu ».

Enfin, il a déclaré que même « si l’on mettait un soldat à chaque mètre le long de la frontière, le meilleur gardien du pays demeurerait le peuple algérien. C’est pourquoi, a-t-il dit, la responsabilité des politiques, qui doivent mobiliser et sensibiliser les citoyens sur l’importance des enjeux est engagée ».

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