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Nationale

Saâdani : déterminé à aller jusqu’au bout

Saâdani : déterminé à aller jusqu’au bout

Devant les 75 mouhafedhs du parti, tout acquis à sa cause, le secrétaire général du FLN semblait serein. Il montra une grande détermination à vouloir s’opposer à ses détracteurs et n’évita guère les questions qui fâchent.

Pour lui, toute l’agitation actuelle est dirigée non pas contre le parti majoritaire, mais contre le président Bouteflika. « Ils veulent pousser Bouteflika à céder le pouvoir » ! a-t-il martelé, affirmant que cette « campagne est dirigée contre le pays, contre un chef d’Etat élu, contre un parti politique qui prône le dialogue ».

Ainsi, la réunion prévue entre Saâdani et les mouhafedhs du parti, même ceux fraîchement désignés avec l’installation du nouveau découpage politico-organique aura été l’occasion de répondre aux récentes déclarations des leaders des mouvements de contestation interne et aux autres manifestations et sit-in organisés par des opposants à la ligne de la direction nationale du parti.

Dans son discours, Saâdani est allé plus loin en lançant un vrai défi aux contestataires, quand il estime que la présence de tous les mouhafedhs à cette rencontre est une preuve que le parti se porte bien et que la « base est avec nous », que le FLN « ne peut pas être géré à partir d’une villa » allusion aux redresseurs et aux récents opposants partisans de Belkhadem.

« Je suis prêt à quitter mon poste si la majorité des militants le souhaite », dira-t-il, soulignant que ses adversaires sont incapables de mobiliser en dehors de la capitale. Il lança aux mouhafedhs une question inattendue : « destituez-moi si le secrétaire général du FLN ne plaît pas ! ». D’ailleurs, ceux-ci n’ont pas manqué de lui répondre par un communiqué de soutien, sorte de motion au terme de la réunion d’hier.

Sur les questions politiques, Amar Saâdani a déclaré que les élus du parti refusent de jouer aux fonctionnaires, allusion faite à l’administration ou aux technocrates, affirmant que ces « élus ne se contenteront pas d’applaudir et de lever la main, en allusion aux parlementaires du parti dans les deux chambres, accusés d’entériner sans contrôle la gestion du gouvernement et ses projets de loi présentés.

« Nous refusons d’être comparés au zéro, car nous avons nos positions et nous sommes capables de les défendre »affirme-t-il.

Dans le même chapitre, Saâdani a mis en exergue les thèses de son parti qu’ils développe depuis des mois, comme l’instauration d’un Etat civil, la séparation des pouvoirs et la révision de la Constitution, notamment dans son volet concernant les prérogatives du chef du gouvernement, ses attributions, proposant un régime semi-présidentiel, mais qui devrait consacrer la majorité parlementaire comme seule habilitée à désigner un chef de l’exécutif.

Enfin, signalons que le patron du FLN a révélé qu’il a l’intention de « saisir le tribunal militaire contre un site d’information appartenant à un responsable militaire » qui l’a accusé de coopérer avec les services secrets français.

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