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Nationale

Saâdani attaqué de toutes parts par ses rivaux

Saâdani attaqué de toutes parts par ses rivaux

Le SG du FLN, Amar Saâdani, semblait se frotter les mains lorsqu’il été conforté dans sa position de premier responsable d’un parti au pouvoir. Très sûr de lui, il n’hésitait pas à rabrouer des personnalités politiques qui esquissaient un avis contraire, ou à répondre par le mépris à ses adversaires. Rien ne va plus pour Saâdani qui concentre aujourd’hui toutes les critiques et les attaques de ses adversaires.

Le premier à ouvrir le bal des critiques est l’ancien Premier ministre Sidi-Ahmed Ghozali, qui a démoli avant-hier à l’université d’été du RCD tout l’argumentaire de Saâdani, lequel avait défendu l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil le qualifiant même de « meilleur ministre de l’Algérie », déclarant au passage que Chakib Khelil a été victime d’un « complot ». Sid Ahmed Ghozali a même indiqué que ce qui s’est passé au sein de cette première entreprise publique algérienne « était trop grave pour qu’on le qualifie d’une simple histoire de règlement de comptes ».

Selon lui, l’enquête a duré plusieurs mois, voire plus. « Il dit (Chakib Khelil) qu’il a été informé par le biais de la presse. On ne peut pas être à la tête d’un secteur pendant douze années et ne rien savoir de ce qu’il se passe à l’intérieur », a ajouté Ghozali. Ce dernier cite l’enquête menée par la justice italienne qui concerne des commissions de 200 millions d’euros.

« L’affaire en justice en Italie concerne une entreprise qui a obtenu des marchés colossaux en Algérie en payant des commissions », dit-il. Sid-Ahmed Ghozali affirme ainsi que « l’affaire Sonatrach n’est pas une histoire de règlement de comptes ».

Hier, c’est au tour du président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali, d’écorcher encore le SG du FLN, qui « s’immisce dans des affaires qui ne le regardent pas ». Soufiane Djilali dit ne pas comprendre comment Amar Saâdani ose s’exprimer au nom de l’Algérie sur des questions régionales et internationales. « Amar Saâdani parle désormais de la politique étrangère », dit-il, l’invitant à s’occuper plutôt de son parti. Même sa dernière prestation télévisée n’a apparemment pas plu en haut lieu.

Selon Algérie patriotique qui s’appuie sur une source crédible, Saâdani s’est vu signifier une interdiction de donner un entretien à une chaîne privée. Cette chaîne de télévision a dû décommander un entretien qu’elle devait faire à Amar Saâdani, après avoir reçu l’ordre de ne plus le faire parler. Selon le site, la dernière prestation télévisée de Saâdani a été très mal prise en haut lieu.

Au cours de cet entretien, Saâdani s’est permis le luxe de piétiner les plates-bandes du ministre des AE Ramtane Lamamra, lorsqu’il a soulevé la question du Sahara occidental. Saâdani avait avancé l’idée que cette question, qui est toujours pendante au niveau de l’ONU, méritait un « réexamen », suggérant ainsi une inflexion de la politique algérienne qui, jusque-là, soutient le principe de l’autodétermination du peuple sahraoui à travers un référendum organisé par les Nations unies.

Le SG du FLN, Amar Saâdani, a laissé entendre que cette question était du ressort exclusif des Nations unies, invitant implicitement l’Algérie à lever la main sur ce différend. Interrogé au sujet des provocations du roi du Maroc à l’égard de l’Algérie, le SG du FLN a d’abord refusé de livrer le fond de sa pensée « de peur, a-t-il dit, d’entraîner le pays dans une autre voie : « J’ai des choses à dire au sujet de cette question », s’est-il contenté de dire. Une sortie publique qui a fait des remous en haut lieu.

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