-- -- -- / -- -- --


Nationale

Crise de la farine : Le ministère du Commerce dément

Crise de la farine : Le ministère du Commerce dément

Le ministère du Commerce a réagi aux «rumeurs» ayant circulé, ces derniers jours, sur une éventuelle crise de la farine, pointant du doigt les pratiques spéculatives de certains professionnels du domaine.

Même s’il n’y a pas de crise à proprement dit, on évoque tout de même le problème. En réaction à ce qu’ a été qualifié de «rumeurs», le directeur général de la régulation et de l’organisation des marchés du ministère du Commerce, Sami Kolli, a tenu à rassurer les citoyens sur la disponibilité de la farine sur le marché en «quantités suffisantes», réfutant les informations circulant sur les réseaux sociaux concernant une pénurie de ces produits.

Le responsable a tenu, en effet, à démentir «les fausses informations» qui font état d’une pénurie de la farine sur le marché, précisant que «toutes les denrées alimentaires sont disponibles et font l’objet d’un suivi sur le terrain par les ministères du Commerce et de l’Agriculture, notamment au vu de la situation sanitaire actuelle». Il a tenu à rappeler que le ministère du Commerce travaille en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture, qui est chargé de l’approvisionnement des minoteries et des semouleries en matière première à travers l’OAIC. Le responsable de la régulation des prix n’a pas hésité à pointer du doigt «les parties malveillantes» qui cherchent à «relayer les informations infondées sur la pénurie de farine sur le marché à des fins bien précises». Il a mis en garde contre la spéculation constatée chez certains boulangers.

Ces derniers, a-t-il dit, refusent de travailler avec la facturation et de s’approvisionner en farine auprès des minotiers, recourant aux grossistes avec des prix exorbitants. «Ces lacunes sont constatées par les ministères du Commerce et de l’Agriculture qui ont constaté que les boulangers refusent d’acquérir les sacs de 50 kg de farine», a-t-il expliqué. Chose qu’il a qualifiée de «nouveau phénomène qui favorise le transfert de cette matière à la production d’autres produits outre que le pain, et donc la spéculation». Pour leur part, les représentants des boulangers affirment que les propriétaires de boulangeries se plaignent, à travers le territoire national, d’une mauvaise alimentation du blé tendre, ce qui les oblige à l’achat en deuxième et troisième main et à des prix autres que ceux fixés par l’Etat.

Ce produit, assuré par une centaine de minoteries à travers le territoire national, fait objet de spéculation si l’on se fie aux déclarations des représentants des boulangers. C’est ce qui a provoqué cette réduction plutôt qu’une pénurie, explique-t-on. Le représentant du ministère du Commerce a, dans ce sens, souligné que les 432 moulins à travers le territoire national sont «actuellement en production sans interruption», car il leur est interdit de faire d’arrêts techniques, et ce en prévision de toute urgence.

Selon lui, ces minoteries bénéficient d’importantes quantités de blé tendre, estimées à 317 000 quintaux, destinées à produire 24 000 quintaux de farine, ce qui est «une quantité qui nous suffit et même à nos voisins». «Sur cette quantité, 5 100 quintaux sont dirigés en permanence vers les boulangeries», a-t-il tenu à préciser.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email