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Nationale

Route transsaharienne : Un véritable levier d’intégration économique africaine

Route transsaharienne  : Un véritable levier d’intégration économique africaine
Une impulsion majeure.

Le projet de la route transsaharienne, qui donnera incontestablement une impulsion majeure à la coopération économique et aux échanges commerciaux de l’Algérie et de cinq autres pays africains, a été au centre d’une rencontre ayant réuni les membres de la Commission de liaison chargée de cette infrastructure d’envergure régionale.

 

A l’ouverture de la 77e session de la Commission de liaison de la route transsaharienne (CLRT), présidée ce lundi à Alger par le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, l’Algérie a réaffirmé son engagement ferme à soutenir et à renforcer ce projet stratégique qui desservira la Tunisie, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Tchad. Les représentants de ces pays étaient d’ailleurs présents à la rencontre consacrée à l’avenir de ce vaste projet continental, appelé à devenir un véritable corridor économique reliant les six pays africains et à renforcer l’intégration régionale.

A ce propos, le ministre a souligné que ce projet continental « dépasse largement sa dimension infrastructurelle pour s’imposer comme un véritable levier d’intégration économique africaine ». Selon lui, la route transsaharienne constitue un axe structurant destiné à renforcer la connectivité entre les pays africains, faciliter les échanges commerciaux et stimuler les investissements ainsi que la circulation des biens et des personnes.

Djellaoui a souligné que cette 77esession constitue « une étape importante dans l’évaluation de l’avancement du projet », insistant sur la volonté commune des Etats concernés de transformer la route transsaharienne en un véritable espace d’échanges économiques et commerciaux.

Le ministre a insisté sur le rôle stratégique de cette infrastructure dans la consolidation des dynamiques de développement partagé et dans la concrétisation des objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), avant d’appeler à accélérer les efforts pour achever les tronçons encore en chantier dans certains pays partenaires, tout en renforçant la coopération technique et l’échange d’expertise entre Etats membres.

La prochaine étape, a-t-il indiqué, devra être consacrée non seulement à l’achèvement des travaux, mais aussi à l’amélioration des mécanismes de gestion, d’entretien et d’exploitation du corridor routier, afin d’en garantir la durabilité et l’efficacité à long terme. Les efforts de l’Algérie pour développer un ensemble d’infrastructures complémentaires ont été, par ailleurs, mis en avant par M. Djellaoui, qui a cité les réseaux routiers, ferroviaires, logistiques, énergétiques et de télécommunications, ce qui renforce la position du pays comme véritable porte d’entrée vers l’Afrique et hub d’échanges régionaux.

Dans cette perspective, Alger œuvre à l’intégration d’un projet ferroviaire stratégique reliant le nord au sud du pays, notamment la future ligne Alger–Tamanrasset, considérée comme un prolongement naturel de la route transsaharienne. Ce projet vise à structurer les flux de transport, à soutenir les investissements et à connecter les régions intérieures aux marchés africains via les ports nationaux, actuellement en cours d’extension et de modernisation pour améliorer leur capacité logistique.

Djellaoui n’a pas manqué de relever que cette orientation s’inscrit dans la vision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer les grands projets structurants à dimension continentale et à consolider l’intégration économique africaine.

Intervenant à son tour, le secrétaire général du comité de liaison de la route transsaharienne, Mohamed Ould Mohamedy, a souligné que cette rencontre semestrielle permet de faire le point sur l’état d’avancement des travaux dans chaque pays concerné. Selon lui, le taux de réalisation global du projet dépasse aujourd’hui les 90 %, ce qui témoigne de la progression significative de ce chantier continental. C’est ce qui a poussé M. Djellaoui à appeler à intensifier la coopération entre les Etats membres afin de finaliser les sections restantes du projet et de promouvoir une nouvelle phase axée sur l’exploitation économique effective de la route transsaharienne.



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