Révolution algérienne : une source d’inspiration pour les mouvements de libération – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Révolution algérienne : une source d’inspiration pour les mouvements de libération

Révolution algérienne : une source d’inspiration pour les mouvements de libération

Le rôle et la contribution de l’Algérie dans les luttes menées en Afrique par les mouvements de libération et l’éveil du panafricanisme a été au cœur du débat, et ce lors d’une conférence-débat organisée ce lundi par le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger.

L’ancien président du Mozambique, Joaquim Alberto Chissano, a insisté pour rendre hommage aux Algériens et aux héros de la guerre de libération auxquels, a-t-il dit, les Africains sont reconnaissants.

Pour M. Chissano, «ces combattants de la liberté» ont montré à l’Afrique la voie à suivre pour se libérer du colonialisme et de l’apartheid, et leurs sacrifices ont été faits pour le salut de tout le continent. Il a souligné que la contribution de l’Algérie dans l’éveil des peuples africains est inestimable.

En mettant en exergue le soutien politique, diplomatique, financier et militaire qu’a apporté l’Algérie durant la période de la lutte armée et après l’indépendance de ces pays, M. Chissano a tenu à rappeler que l’Algérie avait tendu ses bras à tous les mouvements de libération en Afrique et ailleurs.

Le président Chissano a estimé qu’actuellement, l’Afrique est marginalisée et elle doit s’appuyer sur ses propres moyens pour changer cette situation. «Nous ne sommes pas des pays pauvres, mais des pays appauvris», a-t-il souligné.

Pour sa part, l’ancien ministre d’Etat sénégalais, Abdoulay Bathily, a indiqué que la lutte exemplaire du peuple algérien, menant à une défaite colossale du colonialisme, a nourri la vie militante de la majorité des Africains. Il a également signalé que le déclenchement de la révolution algérienne en novembre 1954 a constitué un élément clé dans l’enchaînement d’un processus d’éveil, de prise de conscience et de lutte contre toute forme de colonialisme et, notamment, de ségrégation.

L’Algérie était «le quartier général des luttes de libération du continent et pour les partisans d’une indépendance réelle», a affirmé M. Bathily, mettant en avant l’important rôle qu’a joué l’Algérie dans l’émancipation des pays africains, et ce même après son indépendance.

L’intervenant a également souligné que la lutte de l’Algérie pour un nouvel ordre économique mondial, pour un nouvel ordre de l’information et de la communication, pour le mouvement des non-alignés, pour la création de l’organisation africaine font qu’elle soit naturellement le «chef de file».

Dans ce sens, il a ajouté que l’Afrique, qui fait face aujourd’hui à des défis majeurs sur les plans politique, économique ou encore sécuritaire, a encore besoin de l’Algérie et de l’expérience de ces cadres.

 «J’entends dire aujourd’hui que c’est le temps de l’Afrique», a-t-il dit, avant de s’interroger : «Le temps de l’Afrique pour qui ? Nous sommes (les responsables, ndlr) convoqués à Paris, à Londres et çà et là pour nous dire avec qui nous devons être amis ou non, comme si l’Africain n’a pas le droit ou la capacité d’établir ses propres relations avec les autres pays.»

En s’appuyant sur le cas libyen et ses conséquences désastreuses sur les pays du voisinage, M. Bathily a estimé que les interventions étrangères contribuent à la déstabilisation et à la dislocation de l’Afrique.

De son côté, Abdelmadjid Chikhi, conseiller à la présidence chargé des archives et de la mémoire nationale, a affirmé que depuis le début du mouvement national, l’Algérie a toujours défendu l’unité arabe et africaine.

 M. Chikhi a rappelé les efforts de l’Algérie en faveur du continent, sans pour autant demander de contrepartie, soulignant l’importance d’engager une réflexion sur la pensée de la communauté française chère à De Gaulle, qui est encore de mise aujourd’hui.Quant à Abdelaziz Medjahed, le directeur de l’Institut national des études stratégiques globales, il a indiqué que le 1er novembre 1954, «qui a marqué le début de la fin», n’est pas un événement isolé. Il s’inscrit dans la continuité du mouvement de libération nationale contre la colonisation française.

Le directeur de l’INESG a également mis l’accent sur le rôle primordial de l’Organisation spéciale (OS) dans la préparation et l’accélération du déclenchement de la guerre de libération.

M. Medjahed a notamment demandé que la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance de ce pays soit défendue.

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