Révision du système de formation «LMD» : Le satisfecit du CNES – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Révision du système de formation «LMD» : Le satisfecit du CNES

Révision du système de formation «LMD» : Le satisfecit du CNES

La réforme de l’enseignement universitaire dans ses volets pédagogique, organisationnel et social a été examinée, ce dimanche , lors de la réunion du Conseil des ministres présidé par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune. A commencer par une révision minutieuse des systèmes de formation universitaires LMD et classique.  Le chantier de la réforme devra, selon les instructions du chef de l’État, être ouvert avec tous les acteurs de la sphère universitaire.

Le système Licence-master-doctorat (LMD) n’a pas, en effet, atteint ces objectifs, selon les intervenants dans le secteur de l’enseignement supérieur, et ce à cause de l’absence des mécanismes d’évaluation qui devaient l’accompagner. C’est pourquoi le président Tebboune a instruit à l’effet de revoir ce système de «manière précise, l’organisation actuelle, entre les systèmes LMD et classique, selon une vision consensuelle de la famille universitaire, à condition que des propositions soient soumises en temps utile au Conseil de gouvernement, puis au Conseil des ministres ».

L’instruction du Président de la République de revoir les deux systèmes LMD et classique a été bien accueillie par les enseignants de l’enseignement supérieur. C’est une étape qui s’inscrit, selon le coordinateur du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), Abdelhafid Milat, dans le cadre des efforts du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique visant l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur.

Contacté par le Jeune Indépendant, M. Milat qualifie cette démarche de «positive» et «d’indispensable », soulignant que la révision du système LMD a toujours figuré parmi les revendications du CNES.

Pour lui, cette mesure vient aussi appuyer la stratégie du département de Beddari qui venait d’annoncer le fait de porter les années de formation en licence à quatre ans. « Revoir le système LMD est aujourd’hui indispensable, pour corriger les lacunes et les déséquilibres de ce système, après 20 ans de son adoption, et suivre le rythme des changements qui se produisent dans le monde», explique-t-il.

Le coordinateur du CNES a relevé qu’il y’a volonté de la part du ministère de l’enseignement supérieur de réviser ce système, à l’image de tous les pays qui l’ont adopté et sont en train de procéder à son évaluation et sa révision. Il a, dans ce sens, appelé à la nécessité d’ouvrir un débat approfondi sur le système LMD afin de  déceler ses points positifs et négatifs dans le but de renforcer cette expérience, et suivre la même démarche avec le système classique, qui est adopté au niveau de quelques écoles et aux facultés de médecine. 

Le LMD qui est adopté à l’échelle mondiale, nécessite, selon M. Abdelhafid Milat, une évaluation périodique afin que les universités du pays puissent assurer une formation de qualité aux étudiants. Il a expliqué que depuis l’adoption du système LMD, les responsables se sont focalisés sur l’aspect académique et négligent son impact sur le marché du travail. 

«Les faiblesses de ce système se sont confirmés après quelques années par le nombre de diplômés sans emploi, alors que la formation universitaire devait être au diapason des exigences du marché du travail », a-t-il précisé, expliquant que le parcours LMD se fond sur deux parcours, à savoir le parcours scientifique et professionnel, que nous avons négligés depuis plusieurs années.

Abdelhafid Milat se félicite de la nouvelle stratégie du département de Beddari qui vise à encourager et à accompagner les étudiants universitaires porteurs de projets innovants et créatifs dans différents domaines dans la création de leur start-up pour contribuer à produire de la richesse.

Le président de la République a en outre ordonné, lors du conseil des ministres, «d’ouvrir le secteur aux universités privées, suivant les standards internationaux, notamment en termes d’infrastructures, avec possibilité de financements bancaires pour leur réalisation».

Il a également enjoint au Gouvernement d’élaborer «une nomenclature des spécialités scientifiques pour l’équivalence des diplômes des universités étrangères, systématiquement, pour les diplômés Algériens, en vue de faciliter le retour des compétences et de bénéficier de leur formation supérieure et des expériences de nos étudiants et de nos enseignants venant de l’étranger».

Le Président s’est félicité de «la dynamique» enregistrée par secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en coordination avec le ministère de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises.

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