Réunion du gouvernement : Œuvres publiques, écoles et recyclage sur la table
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé, ce mardi, une réunion du gouvernement consacrée à l’examen de plusieurs dossiers. À l’ordre du jour, la réglementation des œuvres artistiques dans l’espace public, l’amélioration des conditions dans les écoles primaires, le transfert technologique, ainsi que la stratégie nationale de recyclage et de valorisation des déchets. C’est ce qu’a indiqué un communiqué des services du Premier ministère.
Le gouvernement a, d’abord, étudié un projet de décret présidentiel fixant les conditions et les modalités de réalisation et d’entretien des œuvres artistiques dans les espaces publics. L’objectif de ce texte est d’instaurer « un cadre réglementaire pour la création et l’édification d’œuvres artistiques » dans l’environnement urbain, telles que des statues, des monuments et des mémoriaux. Selon le communiqué, ledit cadre doit refléter « la portée historique, culturelle et sociale de la nation algérienne », sans omettre que le projet entend, également, définir les conditions de conception, les modalités de mise en place de même que « les normes et spécifications techniques, artistiques et esthétiques applicables ».
Dans le sillage des directives présidentielles en matière de rehaussement des conditions matérielles et des services dans les écoles primaires, l’exécutif a, ensuite, écouté une présentation sur le plan d’action d’urgence destiné à améliorer la qualité de la scolarité, lit-on dans le communiqué. Ce dispositif porte sur « la restauration, l’entretien, le chauffage, le transport et la disponibilité du personnel » pour l’année scolaire en cours, a détaillé le communiqué. Une attention particulière est accordée aux élèves résidant dans « les zones éloignées ou rurales », est-il noté de même source.
Sur un autre plan, le gouvernement a aussi examiné une communication relative aux mécanismes d’appropriation du transfert technologique et à la construction d’un modèle national de développement fondé sur l’innovation et les résultats de la recherche scientifique. D’après le communiqué, cette démarche s’inscrit dans la volonté de renforcer le rôle économique de l’université. Une feuille de route a, d’ailleurs, été élaborée pour mettre en place « un réseau national intégré regroupant l’ensemble des laboratoires et plateformes technologiques des universités et des centres de recherche », apprend-on du communiqué.
« Ce réseau a pour ambition d’optimiser l’utilisation des capacités techniques et humaines, de bâtir une souveraineté technologique durable et de générer une nouvelle dynamique de croissance industrielle et économique », précise la même source.
À l’issue de la réunion, le gouvernement a pris connaissance d’une communication portant sur « la nomenclature national des filières de recyclage et de valorisation des déchets ». Le communiqué a, en ce sens, indiqué qu’un éclairage a été apporté sur la stratégie nationale relative à la transition vers une économie circulaire, fondée sur la valorisation des déchets comme « levier stratégique du développement durable ».
Comme le rapporte le document ministériel, la stratégie repose sur le déploiement de filières structurées de recyclage couvrant l’ensemble du territoire, sur l’instauration de la responsabilité élargie du producteur — destinée à impliquer les industriels dans la gestion et le financement de la fin de vie des produits — ainsi que sur la création d’infrastructures modernes pour transformer les déchets en nouvelles sources d’énergie et de ressources. Aux yeux du gouvernement, cette démarche vise, simultanément, à « préserver les ressources naturelles, réduire la dépendance aux matières premières importées et créer des emplois locaux dans les filières vertes ».