Retraités: L’agrément, première bataille de l’OSRA
L’Organisation syndicale des retraités algériens (OSRAOSRA Organisation syndicale des retraités algériens), en instance d’agrément depuis le 26 février 2021, a tenu à rappeler ses revendications et à affirmer sa détermination à continuer à lutter pour obtenir son récépissé d’enregistrement.
A l’issue de son conseil national, tenu en fin de semaine, les responsables de l’OSRA estiment, dans une déclaration rendue publique hier, que l’organisation rappelle ses revendications et affirme sa détermination à continuer à lutter pour son récépissé d’enregistrement et que toutes les lettres adressées successivement au ministre du Travail, au médiateur de la République ainsi qu’au président de la République sont restées lettres mortes.
Les membres du conseil national ont refusé, à l’unanimité, d’abandonner le combat pour la reconnaissance d’OSRA par le ministère du Travail et ont insisté pour que OSRA continue son combat pour espérer répondre aux attentes et aux aspirations des retraités.
A cet effet, le conseil national a décidé de renforcer sa direction en procédant à une restructuration avant d’entamer la discussion sur la situation sociale des pensionnés.
Pouvoir d’achat, augmentations, IRG…
L’OSRA a tenu à réitérer ses revendications, qui ne s’arrêtent pas uniquement aux augmentations des pensions de retraite. L’OSRA exige l’abolition de l’IRG pour les pensions de retraite, l’unification de toutes les caisses de retraite et la révision du SNMG à 60 000 DA vu la situation du pouvoir d’achat de 2023.
« Si l’on parle de SNMG pour les travailleurs, nous devons aussi nous inquiéter du PNMG (Pension nationale minimale garantie) pour les retraités, qui doit être équivalente au SNMG proposé par notre organisation. « Ce n’est qu’après avoir fixé le SNMG et le PNMG que nous pourrons procéder à l’application des augmentations futures, qui doivent être proportionnelles à l’inflation », lit-on dans le communiqué de l’OSRA.
L’organisation des retraités s’indigne de ce qu’elle qualifie de « politique de deux poids deux mesures » entre les adhérents de la CNR et ceux du FSR. Pour y remédier, l’OSRA revendique l’unification de ces caisses, tout en généralisant l’application des lois avantageuses du FSR à tous les autres retraités.
L’OSRA lance un appel aux responsables politiques du pays afin de revenir sur la discrimination créée au sein des retraités par le refus d’augmenter les pensions de plus de 50 000 DA, comme ce fut le cas pour tous les salariés qui ont bénéficié de cette dernière augmentation. Le conseil national considère cela comme « une violation des lois et une atteinte grave à l’esprit et à la lettre de la Constitution ».
Dans sa revendication d’abolition de l’IRG, elle considère que « la pension n’est pas un salaire pour être encore imposable et l’abrogation de l’IRG n’est que justice rendue ». A cet effet, elle propose que cette suppression puisse être compensée par une taxe douanière payée par les gros commerçants, les sociétés privées, les multinationales, les investisseurs et les patrons qui sont de plus en plus nombreux.
L’OSRA appelle les pouvoirs publics à faire le nécessaire afin de « les obliger à contribuer à l’effort national, donc au financement des caisses de retraite, par un nouvel impôt sur leur bénéfice, tout en rappelant que le salarié et le retraité sont les citoyens qui payent le plus d’impôts ».
En ce qui concerne sa plate-forme de revendications, l’OSRA a fait savoir que le conseil national a chargé tous les membres de trouver les formes et les moyens de lancer un débat ouvert avec tous les retraités pour discuter de cette plate-forme au niveau de chaque wilaya en vue de son enrichissement et sa mise à jour pour le prochain conseil national, qui se tiendra en janvier 2024, et de proposer des solutions pour la faire aboutir.
L’OSRA solidaire avec Ghaza
Les membres de l’OSRA ne sont pas restés sans réaction face aux crimes commis par l’entité sioniste contre le peuple palestinien. Tout en dénonçant le génocide de Ghaza, l’OSRA se dit solidaire avec le peuple palestinien « jusqu’à ce qu’il recouvre son indépendance et sa liberté ».
« C’est un climat de tristesse et d’émotion dû à la situation qui prévaut au Moyen-Orient, où un Etat fasciste commet de graves crimes de guerre dans l’impunité la plus totale et avec la bénédiction des Etats-Unis d’Amérique et de l’Union européenne, qui prévaut à l’OSRA. Des crimes sont perpétrés par l’Etat sioniste contre les civils, des femmes et des enfants palestiniens, à Ghaza, et ce dans un silence quasi total, surtout des pays dits arabes », lit-on dans le communiqué de l’OSRA.
A cet égard, l’OSRA va plus loin et appelle au boycott de tous les produits israéliens, américains, européens ainsi que ceux de tous les pays qui soutiennent l’Etat sioniste. Elle appelle aussi à la suspension de toutes les exportations gazières et pétrolières vers ces pays.